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Sam Hamad doit rester à l’écart du Conseil des ministres, disent les partis d’opposition

Le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) établissent un lien entre le sondage envoyé aux militants libéraux et un éventuel retour de Sam Hamad au Conseil des ministres. Les deux partis d'opposition exigent que le député de Louis-Hébert soit maintenu à l'écart.

Le sondage envoyé par le Parti libéral du Québec (PLQ) à ses membres, lundi, comprenait une question portant sur l’éthique de certains politiciens. La liste n’incluait qu’un seul député libéral actuellement élu : Sam Hamad.

« Le sondage commandé par le PLQ indique que le premier ministre envisage de renommer Sam Hamad ministre », analyse la députée de Taschereau, Agnès Maltais, dans un communiqué.

La députée péquiste affirme que réintégrer Sam Hamad au Conseil des ministres serait une « erreur ». Elle rappelle qu'en juin, le Commissaire à l’éthique et à la déontologie de l’Assemblée nationale a tranché que Sam Hamad avait manqué aux valeurs de l’institution dans le dossier de Premier Tech.

Deux mois plus tôt, cette saga lui avait coûté ses fonctions de président du Conseil du trésor et de ministre responsable de la Capitale-Nationale.

À la CAQ, le député de La Peltrie, Éric Caire, dit qu’il ne peut pas croire que « Philippe Couillard jongle encore avec la possibilité de réintégrer Sam Hamad au Conseil des ministres. »

Une chose est sûre : quand un parti politique se sent obligé de sonder ses propres sympathisants sur l’éthique de ses joueurs clés, c’est qu’il y a péril en la demeure.

Éric Caire, député de La Peltrie

Par voie de communiqué, Éric Caire justifie lui aussi sa réaction en faisant référence à la saga de Premier Tech.

Selon le député caquiste, Sam Hamad « a tissé des liens privilégiés hautement questionnables avec Marc-Yvan Côté, arrêté pour fraude envers le gouvernement et corruption par l’UPAC, faut-il le rappeler, en plus de lui accorder une subvention pour son entreprise, Premier Tech. »

Joint mardi après-midi, le porte-parole du premier ministre Philippe Couillard a préféré ne pas commenter ces déclarations.

Des excuses

Peu de temps après que l’existence du sondage eut été révélée, le PLQ a présenté des excuses sur Twitter en se disant profondément désolé si des personnes y ont vu une atteinte à leur réputation.

Le directeur des communications du PLQ, Maxime Roy, a expliqué que ces excuses avaient été faites de façon préventive, en raison de critiques anticipées.

Outre Sam Hamad, le sondage demandait aux répondants de se prononcer sur le degré d’éthique qu’ils percevaient chez Pauline Marois, Jean Charest, Régis Labeaume, Denis Coderre et Nathalie Normandeau, notamment.

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