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Santé : réforme en cours au Nouveau-Brunswick

Le ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick veut offrir un meilleur accès aux médecins de famille et négocie présentement avec la Société médicale du Nouveau-Brunswick pour y arriver.

Ainsi, le gouvernement cherche à modifier le mode de rémunération de ses médecins. Plutôt que d'être payés à l'acte, ils recevraient un montant de base annuel, calculé en fonction du nombre de patients qu'ils ont.

Une rémunération supplémentaire entrerait en vigueur pour certains actes médicaux. Le montant serait inférieur à la rémunération actuelle.

« L'idée derrière ça, c'est que ça encourage les médecins à passer plus de temps avec leurs patients, alors lorsqu'on parle de discuter de mieux-être, de prévention. Là, ça permet au médecin de passer plus de temps avec leurs patients », explique le ministre de la Santé, Victor Boudreau.

Ce tournant s'inscrit dans une orientation qu'avait déjà prise le gouvernement précédent.

« Je pense que de prime abord, les clients vont être mieux suivis, on va mieux gérer les maladies chroniques également. Donc, plus augmenter la flexibilité aussi, donc, je pense, c'est ce qu'on veut », soutient la députée progressiste-conservatrice Madeleine Dubé.

Le ministre de la Santé s'attend à ce que les négociations avec la Société médicale se concluent d'ici quatre à six mois.

Un nouveau modèle

L'objectif du gouvernement est de réduire la fréquentation des salles d'urgences des hôpitaux. Les Néo-Brunswickois se rendent en moyenne plus souvent aux urgences que les autres Canadiens.

« On pense qu'on peut arriver avec un modèle qui va offrir de meilleurs services aux patients sans nécessairement augmenter les coûts », a déclaré le ministre Boudreau.

Selon des chiffres publiés par la Société médicale du Nouveau-Brunswick, une réduction de 5 % des visites aux urgences permettrait d'économiser 2,5 millions de dollars par année.

La Société médicale gérerait ainsi un organisme sans but lucratif qui regrouperait une centaine de médecins d'ici quatre ans. Les médecins y participeraient sur une base volontaire.

Les patients pourraient alors avoir accès à leurs soins tous les jours, soit le jour même ou le lendemain.

D'après le reportage de Michel Corriveau

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