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Scandale des évaluations foncières : on demande au gouvernement de prendre la responsabilité

L'annonce que les évaluations foncières seront prises en charge par une agence indépendante a été accueillie favorablement, mais la satisfaction n'est pas totale. Plusieurs demandent encore au gouvernement de prendre l'entière responsabilité du fiasco.

La Fédération canadienne des contribuables (FCC) croit que le problème actuel vient du fait que le gouvernement est impliqué dans le processus d’évaluation.

Kevin Lacey, le directeur pour l’Atlantique de la Fédération canadienne des contribuables, demande que la future agence indépendante ne soit pas contrôlée par le gouvernement « Nous souhaitons qu’il n’y ait plus d’interférence du gouvernement dans les évaluations foncières et le gouvernement devrait s’en assurer en confiant le conseil de la nouvelle agence à des contribuables et non plus à des politiciens. »

Au Canada, la moitié des provinces fonctionne avec un tel système. La Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador, l’Ontario, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique évaluent les taxes foncières grâce à un organisme indépendant.

Réactions vives

L’Association des agents immobiliers du Nouveau-Brunswick (AAINB), de son côté, voudrait qu’on profite de la situation pour revoir l’entièreté du système de l’impôt foncier de la province. « Nous ça fait depuis 2010 qu’on parle avec la province de l’importance de moderniser le système de taxation foncière au Nouveau-Brunswick. Ce qui nous inquiète aujourd’hui c’est que ça enlève le focus sur les inégalités et les injustices qui existent depuis plusieurs années », a affirmé André Malenfant, directeur du conseil d’administration de l’AAINB.

Il ajoute qu’il ne veut pas que cette situation passe « comme une tempête dans un verre d’eau ». Il veut voir des changements dans le système.

Le syndicat des fonctionnaires du Nouveau-Brunswick a aussi vivement réagi par voie de communiqué. Il s'est dit fortement troublé par les déclarations du premier ministre, Brian Gallant.

Selon le syndicat, le blâme devrait revenir aux élus et non aux évaluateurs. Le syndicat précise que ce ne sont pas les évaluateurs qui ont mis en place la formule arbitraire et que le problème vient du gouvernement qui a pris la décision d’accélérer le processus d’évaluation.

Le syndicat est d'avis que le système aurait dû être implanté en deux ou trois ans, mais l’a été en seulement une année, à la demande du gouvernement.

Avec les informations de Michel Corriveau

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