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Schéma d’aménagement : Québec persiste à développer ses terres agricoles

La Ville de Québec garde le cap. Pour accueillir les nouveaux ménages qui viendront s'établir dans la capitale nationale d'ici 20 ans, elle n'aura d'autre choix que de développer ses dernières terres vouées à l'agriculture, notamment dans l'arrondissement de Beauport.

Un texte d’Olivier Lemieux

Dans la deuxième mouture du schéma d’aménagement et de développement, initialement déposé au printemps 2016, la Ville de Québec procède à une révision importante des prévisions démographiques pour l’agglomération. Elle répond ainsi aux recommandations du ministère des Affaires municipales, qui demandait des prévisions sur 20 ans.

Ainsi, entre 2016 et 2036, un peu plus de 28 000 ménages devraient s’établir dans l’agglomération de Québec. Il s’agit d’une baisse de plus de 50 % par rapport aux prévisions initiales, qui avaient été effectuées sur une période de 30 ans, entre 2011 et 2041.

Malgré l'augmentation plus faible de la population, la Ville de Québec croit que le périmètre d’urbanisation actuel ne permettra pas de suffire à la totalité de la demande. C'est pourquoi elle estime que l'agglomération devra développer à court terme plusieurs terres agricoles, notamment à Saint-Augustin-de-Desmaures et dans le secteur de Beauport.

Selon la Ville, ce besoin de développement s’explique par la préférence des jeunes ménages pour des maisons unifamiliales et des jumelés. Plus de 60 % des demandes des 35 à 74 ans viseraient ces types d'habitations qui nécessitent davantage d’espace de terrain.

La Ville souligne que si l’agglomération de Québec n’augmente pas significativement l’offre pour ces habitations, les jeunes ménages vont continuer à quitter pour la périphérie et contribuer à l’étalement urbain. La Ville affirme que près de 600 ménages choisissent actuellement de quitter l’agglomération afin de s’établir dans les municipalités en périphérie.

Mobilité

Par ailleurs, la Ville de Québec présente dans la nouvelle version du schéma d’aménagement un portrait plus détaillé de ses enjeux de mobilité.

Cet aspect avait été critiqué par le ministère des Affaires municipales dans un avis gouvernemental publié l’automne dernier. La Ville de Québec mentionne notamment son intention de continuer à développer la synchronisation des feux de circulation pour augmenter la fluidité des déplacements sur le réseau routier.

L’allongement progressif du réseau cyclable et la mise en service de nouveau parcours d’autobus express sont aussi mentionnés.

Fait à noter, la Ville de Québec mentionne aussi sa volonté de poursuivre la diversification de son offre en matière de transport, notamment avec l’arrivée d’un service rapide par bus (SRB).

Le schéma d'aménagement vise à encadrer le développement du territoire pour les 20 prochaines années. Le dernier schéma d'aménagement datait de 1985.

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