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Scott Moe coupe dans la fonction publique pour financer les exemptions de taxe

Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, a annoncé lundi qu'il rétablit l'exemption de la taxe de vente provinciale sur l'assurance récolte, l'assurance vie et l'assurance maladie. Il réduira les effectifs de la fonction publique de 5 % pour absorber les coûts de cette promesse de campagne.

Scott Moe s'était engagé à réinstaurer cette mesure, qui avait été abolie en août 2017 par son prédécesseur, Brad Wall.

Il avait promis également que l’impact financier de ces exemptions serait neutralisé dans le plan triennal d'équilibre du budget à compter de 2019-2020, une promesse qu’il a réitérée en point de presse mardi.

« Nous avons un plan d’équilibre budgétaire sur trois ans […] et nous sommes sur la bonne voie pour atteindre nos objectifs », a-t-il répété.

Scott Moe a affirmé que de resserrer la main-d’œuvre fonctionnaire « fera partie de l’effort global » d’atteinte de l’équilibre, dont tous les détails figureront dans le budget prévu pour le 10 avril prochain.

Rien d’extraordinaire, selon la ministre des Finances

La ministre des Finances, Donna Harpauer, estime pour sa part que ce genre de compression de personnel est du déjà-vu dans la province.

Elle juge que l'impact financier de ces exemptions de taxe, estimé à 185 millions de dollars, « est en grande partie réalisable » à travers la réduction naturelle des effectifs, qui implique de ne pas remplacer les employés après leur départ.

« C'est lorsqu'on ne prête pas suffisamment attention à la croissance des gouvernements qu'ils se développent et deviennent très lourds sous leur propre poids. Nous allons donc nous concentrer davantage sur le réaménagement des effectifs », dit-elle.

Des économies... bien au contraire, dit un syndicat

Alors que le premier ministre espère faire des économies, le Syndicat des employés du gouvernement de la Saskatchewan estime plutôt que ces compressions engendreront des coûts supplémentaires. Selon le président du syndicat, Bob Bymoen, pour pallier le manque d'expertise, le gouvernement finira par embaucher des consultants privés à un prix trois fois plus élevé.

« Ils vont finir par embaucher des consultants privés et [octroyer] des contrats pour remplacer ces emplois qui sont maintenant des employés manquants. À chaque fois, ces contrats et ces consultants coûtent trois à quatre fois plus d'argent », explique-t-il.

Pour sa part, le Nouveau Parti démocratique de la province estime que ces compressions sont le résultat des difficultés éprouvées par le gouvernement à équilibrer les finances de la province.

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