Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, promet à l'instar de son prédécesseur, Brad Wall, de se battre pour réformer le programme de péréquation du gouvernement fédéral.

Un texte de Danielle Kadjo

« La raison pour laquelle nous devons mener cette discussion est que nous sommes mis au défi de mettre nos produits sur le marché », dénonce le premier ministre.

Selon lui, l'économie de la province qui connaît un ralentissement l’oblige à réévaluer le programme de transfert de richesse entre provinces.

Il affirme que la Saskatchewan doit être en mesure de mettre sur le marché son agriculture, son énergie et ses autres produits pour que son économie continue de croître et continue à contribuer à la péréquation.

Un environnement politique défavorable

Les différends entourant les questions de la taxe sur le carbone, les retards dans le transport ferroviaire et l’expansion du pipeline Trans Mountain sont des enjeux liés à l’environnement politique actuel, qui nuisent à l'économie saskatchewanaise, selon Scott Moe.

Il a indiqué que son gouvernement présentera des propositions à Ottawa, sans pour autant dévoiler les détails de son plan d'action.

Une cause perdue, selon un expert

Trevor Tombe, professeur d'économie à l'Université de Calgary, estime que le premier ministre Scott Moe a peu de chance de remporter cette bataille.

D'après lui, la variable qui pèse le plus dans le système de péréquation est la force de l'économie d'une province.

De ce fait, même si le gouvernement fédéral décide de réviser sa formule, les chances que des provinces comme l'Alberta ou la Saskatchewan retirent un quelconque bénéfice sont minimes.

M. Tombe met en garde sur l'existence de fausses idées souvent associées au système de péréquation.

Le professeur rappelle que la péréquation est un programme fédéral dont les revenus sont tirés à même les impôts perçus par Ottawa. « Les provinces comme la Saskatchewan ou l’Alberta qui ont de plus grosses fortunes contribuent davantage au programme, mais il ne s'agit pas d'un transfert de province à province », précise-t-il.

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