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Services ambulanciers : les municipalités autour d’Ottawa montent aux barricades

Ces cinq comtés ruraux ont décidé de joindre leurs voix pour interpeller directement la première ministre Kathleen Wynne et le ministre de la Santé et des Soins de longue durée, Eric Hoskins,Concrètement, ils veulent pousser l’Ontario à assouplir sa réglementation sur la prestation des services paramédicaux.

En effet, il faut savoir que selon le principe d’homogénéité, les ressources médicales d'urgence sont déployées en fonction de leur proximité au lieu d’intervention, peu importe les limites municipales.

Une « impasse »

Jusqu’en 2015, une entente intermunicipale permettait aux CUPR de se faire rembourser par la Ville d'Ottawa pour des services ambulanciers. Mais lorsque cette entente est arrivée à échéance l'hiver dernier, l'administration Watson a refusé de négocier un nouveau pacte.

Les municipalités demandent donc à la province de revenir sur sa décision d’abolir l’obligation pour les municipalités de rembourser les prestations offertes par les services ambulanciers provenant de l’extérieur de leur propre territoire.

« Les contribuables en région rurale ne devraient pas être tenus de subventionner les municipalités voisines pour le manque de véhicules et de ressources de ces dernières », estime dans une déclaration écrite Guy Desjardins, le président des CUPR.

Il précise que les comtés ruraux sont prêts à aider leur imposante voisine, mais que cette dernière devrait assumer ses responsabilités courantes, sauf quand elle fait face à des circonstances « atténuantes ».

Un fardeau financier

Selon ces comtés ruraux, la Ville d’Ottawa a délibérément décidé de prioriser son noyau urbain plutôt au détriment des zones rurales périphériques.

Résultats, les municipalités autour de la capitale nationale disent que le volume d’appels pour des interventions dans Ottawa a augmenté de 60 % entre 2015 et 2016, avec des augmentations particulièrement marquées à Prescott et Russell (105 %), Lanark (88 %) et Renfrew (41 %).

Ces appels découlent directement des plans de déploiement de la Ville d’Ottawa qui favorisent son noyau urbain […], cela dépasse les attentes raisonnables, et met les vies en danger au sein de nos municipalités.

Guy Desjardins, président des CUPR

Les responsables de ces municipalités évoquent un véritable « fardeau », qui menace leur capacité à répondre à leurs propres besoins.

« Les ressources s’épuisent rapidement et, par conséquent, la municipalité qui répond est incapable de fournir des services adéquats à ses propres résidents parce qu’elle est par la suite appelée à répondre à d’autres appels dans la juridiction avoisinante », fait valoir le directeur des Services d’urgence des CUPR, Michel Chrétien.

Ses collègues et lui considèrent par ailleurs que les embauches supplémentaires d’ambulanciers paramédicaux, qui sont prévues par l’administration du maire Jim Watson d’ici à 2018, sont insuffisantes pour faire face à la situation.

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