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Seuil minimal de contenu local : Québec solidaire imposerait des conditions

Alors que le Parti québécois et la Coalition avenir Québec ont déjà affirmé vouloir imposer un seuil minimal de contenu local dans l'octroi des contrats publics, Québec solidaire affirme qu'il n'hésiterait pas à imposer certaines conditions à une telle initiative. C'est ce qu'affirme la présidente du parti, Nika Deslauriers.

Un reportage de Jérôme Lévesque-Boucher

Préoccupée par la possibilité de voir des investissements publics redistribués dans des usines à l'extérieur du pays, Nika Deslauriers apporte un bémol à l'application d'un tel seuil de contenu local.

En précisant que l'enjeu est pris au sérieux par Québec solidaire, la présidente du parti affirme que Bombardier a eu certains écarts au cours des dernières années, tels que les délocalisations d'emplois vers le Mexique, l'Inde et le Maroc.

Selon Nika Deslauriers, des balises claires doivent être ajoutées à un seuil minimal de contenu local. « Il faudra que les investissements soient redistribués localement, pour les emplois locaux et pour la production locale. Sinon, le risque de voir les investissements sortir du Québec sont trop grands. »

Élections générales

Du même souffle, Nika Deslauriers a précisé quels seront les autres enjeux mis de l'avant par Québec solidaire au Bas-Saint-Laurentlors de la prochaine campagne électorale.

« Les enjeux liés à la pauvreté nous préoccupent. On sait que c'est important, surtout au Témiscouata. Toute la question du salaire minimum à 15 $ de l'heure est, pour nous, inévitable », précise Nika Deslauriers.

La protection des services publics, notamment dans le secteur de la santé, sera aussi mise en valeur par Québec solidaire. « On l'a vu au cours des dernières semaines, le personnel est exténué. Avec les ruptures de service à La Pocatière, attendez-vous à ce qu'on en parle beaucoup. »

Pour l'heure, aucun candidat n'est encore choisi pour porter les couleurs de Québec solidaire au KRTB. « Les assemblées d'investitures approchent toutefois à grands pas », conclut Nika Deslauriers.

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