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Seulement 13 % des Français inscrits ont voté au 2e tour des législatives à Québec

L'arrivée d'Emmanuel Macron à la tête de la France n'aura pas eu l'effet que certains espéraient sur la participation électorale. À Québec, seulement 13 % des expatriés français inscrits sur les listes électorales se sont présentés aux urnes lors du 2e tour des législatives.

Un texte d'Alexandre DuvalCe taux de participation est encore pire que celui qui a été enregistré dimanche, pour l’ensemble de la France, et qui se situait autour de 43 % à la fermeture des bureaux de vote.

À Québec, 9606 Français étaient inscrits sur les listes samedi. De ce nombre, uniquement 1300 se sont présentés aux urnes installées au Collège Stanislas.

Pour Kilip Kostelka, chercheur postdoctoral à la Chaire de recherche en études électorales, ce résultat n’est guère surprenant.

Mais au-delà de ce facteur, Filip Kostelka affirme que les astres étaient alignés pour que le taux d’abstention batte des records lors de ces élections législatives.

Trop d’élections?

Selon M. Kostelka, l’une des raisons principales qui explique pourquoi les Français ont été si peu nombreux à se présenter aux urnes concerne le nombre d’élections auxquelles ils ont dû participer, ces dernières années.

Le fait de devoir aller trop souvent aux urnes, dit-il, « a un impact néfaste sur la participation ».

« Pendant les trois dernières années, les Français ont pu voter à plusieurs occasions. » M. Kostela énumère : les élections municipales, les élections européennes, les élections départementales, les élections régionales et l’élection présidentielle qui a eu lieu le 7 mai dernier.

Qui plus est, nombre de ces scrutins comptent deux tours.

Un parti qui suscite peu de passion

Autre facteur : le mouvement d’Emmanuel Macron, devenu un parti, ne soulève pas vraiment les passions des Français, selon M. Kostelka. La République en marche est « centriste et en général, les forces centristes sont un peu moins mobilisatrices », soutient-il.

« De plus, [les élections législatives ont] lieu après les élections présidentielles, qui sont considérées comme les élections les plus importantes dans le système français. En gros, l’enjeu de cette élection législative est faible », affirme M. Kostelka.

Malgré le peu d’engouement qu’ont suscité les élections législatives, Emmanuel Macron a tout de même remporté son pari de décrocher une majorité à l’Assemblée nationale française.

N’empêche que la faiblesse du taux de participation pourrait lui nuire éventuellement, selon M. Kostelka. « Ça peut réduire sa légitimité. »

« La majorité qu’il aura sera extrêmement confortable et donc, l’enjeu de ce qui va suivre sera de surmonter l’opposition qui va apparaître dans la rue quand les réformes seront passées », conclut-il.

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