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Siège au Conseil de sécurité de l'ONU : l'ambassadeur du Canada appelle à la mobilisation

Accéder au Conseil de sécurité de l'ONU ne se fera pas sans la participation de tous les joueurs importants du Canada. Alors que les efforts diplomatiques du pays s'accélèrent en vue d'obtenir un siège pour la période 2021-2022, l'ambassadeur du Canada à l'ONU estime que c'est toute la société civile qui doit être mobilisée.

Un texte de Mathieu Gohier

La chose est connue, l'obtention d'un siège non permanent au Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies ne sera pas facile. C'est pourquoi Marc-André Blanchard appelle à l'aide.

« Cette course-là n'est pas la course de l'ambassadeur à l'ONU, elle n'est pas la course du premier ministre Trudeau seul, c'est toute la société canadienne qui devrait se joindre à eux », explique-t-il dans une entrevue accordée à l'émission Les coulisses du pouvoir.

Lui-même issu du monde des affaires, l'ambassadeur enjoint aux entreprises canadiennes de plaider la cause de leur pays, estimant que toutes ont quelque chose à gagner d'une plus grande présence dans le monde.

Marc-André Blanchard donne en exemple le continent africain, où les occasions d'affaires sont grandes.

« Dès qu'on parle avec des leaders africains, on nous parle immédiatement de développement économique. Ils nous parlent de leurs besoins, soit des infrastructures, des télécommunications, l'accès à l'eau potable, l'accès à l'énergie renouvelable, etc. Toutes des choses dans lesquelles le Canada, les Canadiens sont des champions », illustre M. Blanchard.

Des missions de paix controversées

Aussitôt revenu de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le premier ministre Justin Trudeau était accusé de mettre en danger la vie des soldats canadiens pour obtenir un siège au Conseil de sécurité.

C'est que le gouvernement libéral souhaite accroître la participation canadienne dans les missions de paix. Ces missions pourraient amener des soldats à se rendre, par exemple, au Mali ou au Congo, là où les dangers sont bien réels.

« Quelles sont les vraies motivations? », a questionné la chef conservatrice par intérim, Rona Ambrose, aux Communues.

Autant le premier ministre que l'ambassadeur à l'ONU refusent de faire un lien entre le réengagement du Canada auprès des Casques bleus et la course à l'obtention d'un siège au Conseil de sécurité.

« Notre retour dans les opérations de maintien de la paix se fait au même moment où nos alliés sont déjà retournés dans les opérations de la paix, ou sont à la veille d'y retourner. Ça fait partie de notre engagement international d'être un partenaire responsable. Non, ce n'est pas lié », soutient Marc-André Blanchard.

Le Canada, qui n'a pas siégé au Conseil de sécurité depuis 2000, avait subi un revers en 2010 devant le Portugal.

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