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Signature de l'accord de Paris : symbole important pour Ottawa

Le geste est symbolique. N'empêche, le gouvernement du Canada accorde beaucoup d'importance à la signature de l'accord de Paris aujourd'hui à New York.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Cet automne, à Paris, le gouvernement Trudeau, fraîchement arrivé au pouvoir, a été très actif dans les négociations qui ont mené à l'entente sur un accord global sur le climat. Avant même le début des négociations, la nouvelle ministre de l'Environnement et des Changements climatiques, Catherine McKenna, s'était rendue dans la capitale française pour participer à des discussions préliminaires.

Une fois le grand sommet sur le climat lancé, c'est le premier ministre Justin Trudeau qui s'était rendu à Paris, à la tête d'une délégation qui comprenait, entre autres, sa ministre de l'Environnement, mais aussi des représentants des partis fédéraux d'opposition et des premiers ministres provinciaux. Pour Ottawa, la signature de ce traité, sur lequel 195 pays se sont entendus en décembre, est primordiale.

Encourager à signer

La signature de l'accord de Paris cette semaine est surtout symbolique. L'accord ne sera ratifié par le gouvernement fédéral que plus tard cette année. Cela n'a pas empêché des représentants du gouvernement fédéral de parler à leurs homologues d'autres pays de l'importance d'apposer leur signature vendredi, à l'occasion du jour de la Terre.

La ministre de l'Environnement et des Chagnements climatiques, Catherine McKenna, a, par exemple, abordé la question avec certains de ses homologues au cours de rencontres la semaine dernière à Washington.

Au ministère des Affaires étrangères, où un certain virage vert a été entrepris depuis le changement de gouvernement, on affirme que les « changements climatiques font partie des sujets qui sont régulièrement soulevés à tous les niveaux », notamment par les diplomates.

Pour entrer en vigueur, l'accord de Paris doit être signé par 55 pays qui représentent 55 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Selon l'ONU, plus de 130 pays ont fait part de leur intention de signer l'accord. Parmi les signataires de ce vendredi figureront les États-Unis et la Chine, qui totalisent à eux deux 38 % des
émissions de gaz à effet de serre, mais aussi la Russie et l'Inde.

Une cible problématique

Au cours d'une rencontre avec des étudiants universitaires de New York, à la veille de la signature de l'accord de Paris, Justin Trudeau a évoqué l'idée que le Canada puisse être un modèle dans le dossier du climat.

Le premier ministre a rappelé que son gouvernement s'est engagé à verser 2,65 milliards de dollars sur cinq ans pour aider certains pays à lutter contre les changements climatiques. Il a ajouté que certaines techniques pratiquées au Canada, comme la capture du carbone, pourraient être utiles dans d'autres pays, par exemple la Chine.

Mais Justin Trudeau se présente à New York avec ses propres défis internes. Sa cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la même que celle qui a été établie par les conservateurs, sera difficile à atteindre dans le contexte actuel, selon le Directeur parlementaire du budget. Il a rendu public un rapport sur la question jeudi.

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Le fédéral, les provinces et les territoires se sont entendus pour mettre sur pied quelques comités qui vont se pencher sur des questions liées aux changements climatiques. Au cours des prochains mois, ils doivent développer un plan national de lutte contre les changements climatiques. C'est après la mise sur pied de cette stratégie que l'accord de Paris sera ratifié par le Canada, d'ici la fin de l'année.

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