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Six anciens élus de Québec se partagent plus de 750 000 $

Le départ de six élus à la Ville de Québec coûtera environ 759 000 $ aux contribuables en raison des allocations de transition et de départ.

Un texte d'Alain Rochefort

L’ex-vice-présidente du comité exécutif, Julie Lemieux, touche le plus gros montant, soit 153 323 $.

Avant de quitter la politique, elle a fait deux mandats à la Ville de Québec, en plus de siéger au comité exécutif. Son salaire annuel était donc un peu plus élevé que celui de ses collègues.

Marie-France Trudel, candidate d’Équipe Labeaume défaite dans Sainte-Thérèse-de-Lisieux, arrive deuxième avec 146 006 $. Elle a quitté après trois mandats et était aussi présidente d’arrondissement.

Anne Guérette, qui était chef de l’opposition pendant environ un an, suit pour sa part avec 137 485 $ après 10 ans de service public.

Les données ont été publiées mardi après-midi par la Ville de Québec.

Ces ex-élus étaient admissibles à des allocations de transition et de départ, en vertu de la Loi sur le traitement des élus municipaux et la Loi sur les régimes de retraite des élus municipaux.

Laurent Proulx, qui a démissionné de son poste de conseiller municipal plus tôt en 2017, a droit quant à lui à 8 284 $ en indemnités de départ. Il n’a pas demandé d’allocation de transition.

Conditions à respecter

L’allocation de départ est versée automatiquement après deux années de mandat. Le montant est l'équivalent de deux semaines de salaire par année de service jusqu'à concurrence d'un an de salaire.

Une indemnité de transition est octroyée quand un élu quitte ses fonctions après avoir été défait aux élections. Elle peut aussi être versée lors d’une démission, 24 mois avant la fin d’un mandat. Toutefois, le montant ne peut pas dépasser le salaire annuel.

L'allocation de transition est adoptée par règlement dans chacune des municipalités. La Ville de Québec l'a fait lors des fusions en 2002.

En 2013, la facture pour les conseillers sortants s'élevait à plus d'un million de dollars.

Le maire Labeaume a alors lancé une réflexion pour établir des règles moins généreuses, mais il n'existe pas d'alternative dans la loi québécoise.

L'administration Labeaume a fait ses représentations auprès du ministère des Affaires municpales il y a un an pour trouver un équilibre. La question demeure en suspens.

Avec les informations de Louise Boisvert

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