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Sollicitée au Bloc, Martine Ouellet annoncera sa décision en 2017

Martine Ouellet fera savoir en janvier ou en février si elle se porte candidate à la direction du Bloc québécois. Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, soutient qu'il respectera la décision de sa collègue, même s'il estime que son départ constituerait une « perte » pour le parti.

En entrevue au Réseau de l’information jeudi matin, la députée de Vachon a confirmé qu’elle réfléchit à la possibilité de diriger le parti souverainiste fédéral, après avoir été approchée par certains de ses militants.

C’est vraiment des personnes qui ont sollicité ma candidature, des militants du Bloc québécois que je respecte énormément. Donc, ça fait réfléchir.

Martine Ouellet

L’ex-ministre des Ressources naturelles du gouvernement Marois précise qu’elle aura « plusieurs rencontres » pour discuter de son avenir « avec des gens du Bloc, mais aussi avec des gens de l’extérieur », au cours des prochains jours.

« Je suis vraiment en période de réflexion en ce moment, et ça va se poursuivre pendant la période des fêtes, qui est vraiment une période propice à prendre des décisions », dit-elle. Sa décision devrait être annoncée « quelque part en janvier, début février ».

Martine Ouellet n’a pas voulu s’avancer sur ce qu’elle pourrait concrètement proposer dans le cas où elle se lancerait dans la course à la direction du Bloc québécois, actuellement dirigé de façon intérimaire par Rhéal Fortin.

Elle a toutefois souligné son « excellente collaboration » avec le parti, l’importance des enjeux qu’il défend sur la scène fédérale et la nécessité d’utiliser ce véhicule pour « maintenir et développer » une expertise dans les champs de compétences du gouvernement fédéral.

« Cette expertise-là, elle est au Bloc québécois, et c’est vraiment ça qu’il faut développer pour se préparer à rapatrier l’ensemble de ces pouvoirs », fait-elle valoir, avant de plaider pour une collaboration « encore plus grande » avec le Parti québécois.

Mme Ouellet laisse entendre qu’elle pourrait briguer la direction du Bloc tout en demeurant députée de Vachon. « Il n’y a pas nécessairement d’incompatibilité » entre les deux, affirme-t-elle, en soulignant avoir « la préoccupation […] de ne pas faire déclencher des partielles ».

Ingénieure de formation, Martine Ouellet a été élue députée de Vachon, en banlieue de Montréal, en 2010, lors d'une élection partielle. Elle a été réélue en 2012 avant d'être nommée ministre des Ressources naturelles par Pauline Marois. Réélue à nouveau en 2014, elle s'était engagée, si elle devenait chef du Parti québécois, à tenir un référendum dans un premier mandat péquiste.

Lors de la course à la direction du Parti québécois en 2015, elle avait fini troisième et récolté 13,2% des voix des membres du Parti québécois. À sa deuxième tentative pour devenir chef, en 2016, elle avait récolté 17,67% du vote au deuxième tour, terminant à nouveau troisième.

Elle a déclaré à plusieurs reprises pendant la course qu'elle resterait au Parti québécois peu importe le résultat.

« J'aimerais qu'elle reste avec nous », dit Lisée

Commentant la nouvelle jeudi matin, le chef péquiste a dit trouver « légitime » que Martine Ouellet réfléchisse à la question. Elle ferait une « bonne candidate », a-t-il affirmé, tout en précisant qu’il n’entend pas se mêler de la course à la direction du Bloc.

Ce serait une perte, bien sûr, pour nous. Je pense que c’est une membre extraordinaire de l’équipe. […] Je vais respecter sa décision, et sa réflexion, sans pression dans un sens ni dans l’autre.

Jean-François Lisée

« Elle m’a dit qu’elle était en réflexion. J’aimerais qu’elle reste avec nous. Elle est une membre très importante de l’équipe », a ajouté M. Lisée. « Elle nous donnera le résultat de cette réflexion en début d’année. »

Le député de Québec solidaire Amir Khadir n’est pas emballé à la perspective que le Bloc soit dirigé par Martine Ouellet. « Je pense que c’est une excellente personne, mais je pense que le mouvement indépendantiste a besoin de quelque chose de différent », a-t-il laissé tomber.

Soulignant que les partis souverainistes cherchent souvent de nouveaux chefs depuis quelques années, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a refusé de s’avancer. « Si je commence à commenter les courses au PQ et au Bloc, on va passer notre temps juste là-dessus », a-t-il raillé.

La course à la direction du Bloc québécois doit officiellement prendre son envol début février, lors du prochain conseil national du parti. Les modalités de la course, de même que la date à laquelle sera choisi le prochain chef, n'ont pas encore été arrêtées.

Personne n'a annoncé sa candidature jusqu'à présent. M. Fortin a déjà fait savoir qu'il ne se présentera pas.

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