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Soulagés, d’autres déçus; les Fransaskois sont divisés sur le départ de Brad Wall

Alors que la présidente de l'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), Françoise Sigur-Cloutier se dit soulagée de voir Brad Wall quitter ses fonctions, le Fransaskois John Hamon estime que la Saskatchewan gardera un heureux souvenir du premier ministre.

Françoise Sigur-Cloutier ne mâche pas ses mots. Elle dresse un bilan plutôt sombre des années Wall pour la communauté francophone.

« Je ne crois pas que la communauté fransaskoise doit de grands remerciements au gouvernement de Brad Wall pour quoi que ce soit. Parce que tout ce qu’il a fait c’est nous amputer du peu de choses qu’on avait déjà », dit la présidente.

Elle soulève notamment les compressions budgétaires dans l’éducation et les affaires francophones ainsi que la suppression du programme d’infrastructures.

Bilan positif

John Hamon, partisan de longue date du Parti saskatchewanais, dresse quant à lui un bilan positif des mandats de Brad Wall.

Il s’est dit toutefois surpris d’apprendre la démission du premier ministre.

Selon M. Hamon, Brad Wall a voulu quitter ses fonctions avant de perdre une élection.

« Monsieur Wall n’a jamais été défait et je pense qu’il voulait que ça reste comme ça », explique John Hamon.

Selon le Fransaskois, une autre raison qui peut expliquer le départ du premier ministre est son dernier budget, qui lui a attiré les foudres d’une partie de la population.

John Hamon estime que Brad Wall laisse derrière lui un important héritage, notamment dans les secteurs de l’infrastructure, du système de santé et de l’économie.

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