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SRB : Labeaume prêt à aller de l'avant sans Lévis

Le maire de Québec, Régis Labeaume, est exaspéré par les signaux contradictoires envoyés par son homologue de Lévis dans le dossier du Service rapide par bus (SRB). Lors d'un tête-à-tête avec le premier ministre Couillard, mercredi matin, l'idée d'aller de l'avant sans la rive sud du fleuve a été évoquée.

« Moi, c’est maintenant. Je n’attendrai pas après personne, c’est certain », a lancé Régis Labeaume aux journalistes en marge d’une réunion du conseil d’agglomération à l’hôtel de ville de Québec.

Visiblement agacé par l’ouverture de son homologue de Lévis, Gilles Lehouillier, à tenir un référendum sur le projet de SRB, le maire de Québec se dit prêt à larguer Lévis.

« Il n’y a pas de référendum à Québec. On part, a-t-il tranché. Sur la rive sud, je ne sais pas ce qui va se passer. »

Régis Labeaume affirme avoir soumis au premier ministre Couillard un scénario de SRB circulant seulement sur la rive nord du fleuve. Il se dit prêt à lancer le chantier, dès l’an prochain.

« Si je suis capable de signer tout ça vite, je signe. »

Le maire Lehouillier réagit

Gilles Lehouillier a tenté de remettre « les pendules à l’heure » après la sortie de Régis Labeaume, réitérant son appui au projet. Malgré l’apparence de friction entre les deux élus, il affirme qu’il n’y a de conflit entre eux.

Le maire de Lévis a tenté de lever l'incertitude créée par ses propos sur la tenue d’un éventuel référendum en précisant que ce « n’est pas un outil qu’on doit nécessairement utiliser », surtout si Ottawa et Québec paient toute la facture.

Gilles Lehouillier a déjà souligné que Lévis n’a pas les moyens de payer 25 % des coûts.

Mais selon Gilles Lehouillier, le projet de SRB peut difficilement se faire sans Lévis.

Un des éléments majeurs du SRB, c’est les interconnections des deux rives. Alors si on ne fait pas les interconnections entre les deux rives, on ne règlera jamais rien.

Gilles Lehouillier, maire de Lévis

Un financement 100 % public?

Le maire de Québec affirme par ailleurs avoir été rassuré par Philippe Couillard sur la possibilité que le projet de SRB soit entièrement financé par les gouvernements.

« Il m’autorise à vous dire qu’il est absolument intéressé à ce que le SRB se paye 100 % par le gouvernement fédéral et le gouvernement du Québec, a-t-il assuré. Il ne peut pas parler pour le gouvernement fédéral, c’est bien certain, mais il adore l’idée. »

Le premier ministre a confirmé en après-midi son « objectif » de séparer la facture à parts égales entre le provincial et le fédéral. « Notre requête, c’est qu’il faudrait que ça soit 50-50 », a indiqué Philippe Couillard.

Toutefois, si le gouvernement Trudeau n’accepte pas de payer la moitié des coûts, « il faudrait que d’autres payeurs ou d’autres bailleurs de fonds interviennent, notamment les municipalités concernées », a-t-il souligné.

Le projet de SRB fait partie des « trois projets importants et stratégiques » qu’il a présentés au premier ministre Justin Trudeau. « J’ai bon espoir qu’on aura une écoute attentive à Ottawa là-dessus. »

Le maire Lehouillier va réagir aux propos de Régis Labeaume à 16 h.

Le projet de transport collectif SRB vise à desservir la population sur un tracé de 38 km, allant de la Basse-Ville de Québec jusqu'au centre-ville de Lévis.

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