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Stephen Harper se serait éloigné du climat politique albertain, pense Rachel Notley

Stephen Harper pourrait s'être détaché du climat politique en Alberta où une base électorale en croissance jeune, urbaine et métropolitaine est avide d'embrasser des idées nouvelles du 21e siècle, dit la première ministre Rachel Notley.

« La jeune génération veut faire partie d'une communauté où les gens prennent soin les uns des autres. Alors, je crois qu'ils apprécient les politiciens qui parlent de ce genre de valeurs », affirme la chef néo-démocrate dans une entrevue mardi à l'émission The Current, de CBC.

Tout en se défendant d'engager un débat politique avec les candidats au poste de premier ministre du Canada, Rachel Notley a accusé le chef conservateur fédéral de tenir beaucoup de propos erronés sur le bilan du gouvernement provincial actuel.

Selon elle, on a maintenant dépassé les années 1980, 1990, et des débuts 2000, années pendant lesquelles un gouvernement était accusé d'incarner le mal et où chacun devait se débrouiller seul.

En querelle depuis mai

La guerre des mots entre Stephen Harper et Rachel Notley a commencé après l'élection du NPD aux élections provinciales du 5 mai. En août, le chef conservateur a qualifié le gouvernement Notley de « désastre », l'accusant d'avoir empiré l'impact de la récession en augmentant les impôts de « tout le monde ». La nouvelle première ministre provinciale pense que le gouvernement que les Canadiens éliront le 19 octobre se placera au-dessus de ce genre de rhétorique partisane et respectera le choix des Albertains.

Bilan environnemental

Rachel Notley a également précisé ses propos de la semaine dernière quand elle disait que l'Alberta gérait l'environnement comme le « cousin embarrassant dont personne ne voulait parler ». « Je voulais dire que le bilan du précédent gouvernement provincial était embarrassant. Pendant des années, son approche était simplement de publier des communiqués de presse pour dire qu'on était de classe mondiale. Je pense qu'on croyait qu'en répétant cela assez de fois, ça deviendrait vrai. Mais du point de vue de la réglementation, le gouvernement albertain n'a pas fait un bon travail dans le passé. »

La première ministre ajoute que les électeurs ont porté son parti au pouvoir pour améliorer ce bilan environnemental et la réputation de l'Alberta à l'échelle du monde.

Pas de recul

Rachel Notley souligne qu'elle veut changer le fait que l'Alberta est la seule province canadienne sans stratégie en matière d'énergie renouvelable et sans stratégie en matière d'efficacité énergétique.

Récemment, le gouvernement provincial a nommé deux panels d'experts. L'un doit élaborer une stratégie sur le changement climatique et l'autre doit réviser le système albertain de redevances énergétiques.

Rachel Notley a promis de ne pas reculer sous la pression de l'industrie pétrolière et des donateurs partisans. Elle assure qu'elle ne répétera pas l'expérience du conservateur Ed Stelmach, qui n'a pu matérialiser, en 2007, son plan d'augmenter le taux de redevances et de rapporter 1,4 milliard de dollars à la province.

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