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Stephen Mandel, candidat de poids à la direction du Parti albertain

L'ancien maire d'Edmonton et ministre progressiste-conservateur Stephen Mandel a annoncé sa candidature à la direction du Parti albertain, apportant son poids politique à la petite formation centriste qui ambitionne de jouer un rôle de premier plan lors des prochaines élections provinciales.

Un texte de Laurent Pirot

« L’Alberta est sens dessus dessous », se disait Stephen Mandel. « Je ne peux pas rester là sans rien faire. »

L’ancien ministre a sévèrement critiqué le gouvernement néo-démocrate pour l’ampleur de ses déficits et ce qu’il voit comme un manque de soutien envers les entreprises. Quant au Parti conservateur uni, dirigé par Jason Kenney, Stephen Mandel le juge trop à droite.

Stephen Mandel s’est engagé à mieux gérer les finances publiques, tout en s'assurant que les services essentiels sont fournis.

Ancien ministre de la Santé

Stephen Mandel a été maire d’Edmonton de 2004 à 2013 et a été élu député provincial en 2014 sous la bannière du Parti progressiste-conservateur. Il a été ministre de la Santé, puis candidat malheureux pour les conservateurs lors des élections de 2015.

Après l’arrivée de Jason Kenney sur la scène politique albertaine, Stephen Mandel s’est consacré à rassembler et à renforcer les forces centristes.

Trois candidats

Deux autres candidats sérieux ont annoncé leur candidature à la direction du parti : le député Rick Fraser, lui aussi ancien conservateur, et l’avocate Kara Levis.

L’ancien chef du parti Greg Clark a démissionné en novembre en espérant qu’une course à la direction permette à la formation de se renforcer au point de pouvoir remporter les élections de 2019.

Un parti à surveiller

« Ça paraît pratiquement irréaliste » à ce point-ci, juge le politologue Frédéric Boily, de l’Université de l’Alberta, même si le Parti albertain pourrait « devenir une force avec laquelle il faut compter ».

Frédéric Boily croit que le Parti albertain pourrait séduire des électeurs du Parti conservateur uni et du Nouveau Parti démocratique et obliger la formation d’un gouvernement minoritaire.

« Quand les électeurs moyens regarderont le bilan du NPD et les promesses du Parti conservateur uni, ils vont préférer (...) le centre avec une approche plus pragmatique », croit aussi le stratège Stephen Carter, très engagé dans le Parti albertain.

Les candidats potentiels ont jusqu’à lundi pour se déclarer. Les membres du parti choisiront leur nouveau chef le 27 février.

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