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Steven MacKinnon voit « des améliorations sensibles » au système de paye Phénix

Au lendemain d'une manifestation contre le système de paye Phénix, qui a rassemblé plus de 300 personnes à Ottawa, le secrétaire parlementaire de la ministre de Services publics et de l'Approvisionnement Canada (SPAC), Steven MacKinnon, a souligné, vendredi, les « améliorations sensibles » dans le système, sans toutefois donner de date signant la fin des problèmes pour les fonctionnaires fédéraux.

« Nous mobilisons les effectifs. Le mois dernier, nous avons traité plus de transactions que jamais dans notre système de paye », a-t-il expliqué, en entrevue à l'émission Les Matins d'ici. « On a déboursé quelque 600 millions et plus en payes rétroactives. »

S'il estime qu'il y a eu des améliorations dans la gestion des payes des fonctionnaires, M. MacKinnon reconnaît qu'il y a toujours de l'attente liée à l'implantation des nouvelles conventions collectives.

« Il y a des améliorations sensibles. Malheureusement, les efforts pour implanter ces nouvelles conventions collectives font en sorte que nous devons déployer davantage de ressources humaines », a-t-il reconnu. « La situation au niveau du fil d'attente des employés s'est légèrement détériorée. »

Des promotions refusées

Par ailleurs, en raison des défaillances du système de paye, bon nombre de fonctionnaires refusent des promotions ou même de changer leur statut.

« Ils ne devraient pas refuser de nouvelles affectations et des promotions. Au niveau de nos ressources humaines, ce système-là fonctionne très bien », s'est défendu M. MacKinnon.

Bien que le système traite plus de transactions que jamais, M. MacKinnon n'a pas donné de date précise de la fin des failles dans le système de paye.

« Je ne peux pas vous garantir de date, mais ce que je peux vous dire, c'est qu'on voit une amélioration constante depuis quelques mois », a-t-il assuré.

Steven MacKinnon estime qu'il y a lieu d'être optimiste, tout en assurant que les ratés de Phénix mettent la patience des fonctionnaires, des élus, et du premier ministre, notamment, à l'épreuve.

« Notre volonté est entière et nous l'avons prouvé en allant chercher les ressources financières, technologiques et humaines, afin de régler le problème », a-t-il assuré. « Nous avons très, très hâte que ce système-là se règle. »

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