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Stratégie maritime du Québec : bilan mitigé

La Stratégie maritime du gouvernement Couillard a eu un an l'été dernier. Tout au long de 2016, le gouvernement a multiplié les annonces. Québec parle à terme d'investissements de plus d'un milliard de dollars et de la création de 5 000 emplois. L'opposition, elle, dresse un bilan négatif de la stratégie maritime québécoise.

L'année maritime commence mal au Bas-Saint-Laurent. Rien ne bouge au port de Rimouski, ce qui fait que pour une deuxième année, ce ne sera pas le port d'attache du Coriolis II, le navire de recherche de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR).

On apprend aussi que la marina pourrait ne pas ouvrir en raison de l'état de délabrement des quais. Un investissement de dernière minute d'Ottawa permettra de sauver la saison nautique.

En mars, le gouvernement débloque 300 millions de dollars pour la création de zones industrialo-portuaires, dont sept dans l'Est du Québec, soit Baie-Comeau, Port-Cartier, Sept-Îles, Gaspé, Matane, Rimouski et Cacouna.

Sur la Côte-Nord, Québec annonce qu'il se porte acquéreur des installations portuaires de Pointe-Noire à Sept-Îles, ce qui accrédite sa thèse d'un lien direct entre la Stratégie maritime et le Plan Nord. Il allouera aussi en septembre 260 000 dollars de plus pour des travaux supplémentaires au quai d'hivernage de Sept-Îles, pour lequel il a déjà investi un million.

On apprend en avril que le budget du Secrétariat aux affaires maritimes est à la baisse. En juin, le ministre délégué au dossier, Jean D'Amour, célèbre tout de même avec éclat un an de stratégie maritime.

Un an plus tard, en termes de chiffres, c'est 65 projets annoncés, dont certains réalisés, soit 150 millions du gouvernement du Québec et des retombées de 875 millions.

Jean D'Amour, ministre délégué aux Affaires maritimes

Critiques

Alors que le gouvernement du Québec dresse un bilan positif de la stratégie maritime, l'opposition fulmine. Le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, parle d'un bilan quasi nul en Gaspésie. Sa collègue Martine Ouellet, porte-parole de l'Opposition officielle pour la Stratégie maritime, croit que c'est plutôt une stratégie de publicité et d'emballage.

C'est dommage. Il faudrait que ça aille plus loin, car il y a tant à faire.

Martine Ouellet, porte-parole de l'Opposition officielle pour la Stratégie maritime

Des collaborations à l'international

L'année 2016 a été l'occasion de tisser des liens avec d'autres pays en matière de développement maritime. En septembre, une quinzaine de diplomates étrangers font la tournée des régions du Québec maritime avec des promesses de collaboration.

En octobre, l'Institut maritime France-Québec, basé à l'UQAR, est officiellement créé et une imposante délégation québécoise de 24 personnes participent au grand forum Biomarine 2016 à Oslo en Norvège. Le prochain aura lieu à Rimouski.

D'après un reportage de Denis Leduc.

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