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Stress post-traumatique : deux projets de loi concurrents à l 'Î.- P.- É.

Le gouvernement et l'opposition à l'Île-du-Prince-Édouard n'arrivent pas à s'entendre sur une loi pour soutenir les travailleurs souffrant de stress post-traumatique. Après avoir donné son appui à un projet de loi des progressistes-conservateurs, les libéraux de Wade MacLauchlan tentent à présent de faire adopter leur propre loi.

Un texte de François Pierre Dufault

En décembre dernier, l'Assemblée législative a adopté en troisième lecture le projet de loi 102.

Le document parrainé par le député d'opposition Jamie Fox reconnaît le stress post-traumatique comme un accident de travail et garantit un soutien aux travailleurs qui reçoivent un tel diagnostic.

Mais la loi 102 n'est jamais entrée en vigueur.

Le gouvernement libéral à Charlottetown a préféré déposer son propre projet de loi. Le ministre de la Main-d'oeuvre, Sonny Gallant, affirme que son document ratisse plus large que celui de l'opposition.

Le projet de loi du gouvernement est très semblable à celui de l'opposition. Seule différence majeure: les libéraux permettraient seulement aux psychologues et psychiatres de poser un diagnostic de stress post-traumatique, alors que les progressistes-conservateurs permettraient à tous les médecins de le faire.

Des députés d'opposition, comme Colin LaVie, qui est aussi un premier répondant, accusent le gouvernement de faire de « la petite politique » alors que des travailleurs n'ont pas accès à l'aide dont ils ont besoin.

Le président de la section locale 3324 du Syndicat canadien de la fonction publique qui représente les ambulanciers paramédicaux de l'Île-du-Prince-Édouard, Jason Woodbury, implore le gouvernement de promulguer la loi 102 immédiatement, quitte à y apporter des changements plus tard. « Des gens souffrent », dit-il.

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