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Sudburygate : Glenn Thibeault croit qu'il a toujours l'appui des électeurs de sa circonscription

Pour la première fois depuis les déclarations-chocs d'un procureur de la Couronne, le député de Sudbury Glenn Thibeault a fait une apparition publique dans sa circonscription. Bien qu'il soit la cible de toutes les critiques, celui qui est aussi ministre de l'Énergie ne compte pas quitter ses fonctions.

C’est avec la gorge nouée qu’il s’est adressé aux médias sudburois venus le voir jeudi. Il confirme que ce fut une semaine émotive et mouvementée, autant pour sa famille que pour lui.

Comme je l’ai déjà dit, je n’ai aucunement l’intention de démissionner

Glenn Thibeault, député provincial de Sudbury

Une activité de financement du Parti libéral devait avoir lieu à l’hôtel Radisson de Sudbury mercredi, mais elle a été annulée à la dernière minute. Est-ce à cause de cette mauvaise presse? Le ministre de l’Énergie assure que cela n’a rien à voir avec les critiques des derniers jours et affirme qu’il était trop occupé pour y participer.

La municipalité est-elle derrière lui?

Le député de Sudbury prétend toujours avoir la confiance des Sudburois. Selon lui, nombreux sont ceux qui lui ont démontré leur soutien au cours des derniers jours. Radio-Canada a demandé aux citoyens de la municipalité si, à la lumière des allégations du procureur de la Couronne, Glenn Thibeault avait toujours leur appui.

« Ce n'est pas la faute de Glenn Thibeault ce qui se passe. À qui alors? Je ne sais pas, mais pas à lui. Peut-être au système? », croit Claude Chénier.

« Si tu vois la politique aux États-Unis, ce n'est rien en comparaison à ce qui se passe au Canada. Qu’il y ait eu une entente, je n’ai pas de problème avec ça », avance quant à lui Doug Reynolds.

« Difficile de dire si j’ai confiance en lui personnellement. En général, quand on parle de politiciens en général, on est rendu à ne plus avoir confiance en eux. C’est dommage, mais il y a toujours des situations comme ça qui surviennent par la suite », se désole Ginette Bonin.

Projet de loi privé

Pendant ce temps à Queen’s Park, le néo-démocrate Gilles Brisson voit une échappatoire dans la loi électorale.

En ce moment, il est illégal d’offrir un pot-de-vin, mais pas de l’accepter ou de le demander. Le député de Timmins-Baie James a donc proposé un projet de loi privé afin qu’il devienne illégal de demander, d'accepter ou d'offrir un pot-de-vin.

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