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Sûreté du Québec : Matane demandera des comptes

La Ville de Matane, qui paiera 7 % de plus en 2018 pour les services de la Sûreté du Québec, entend vérifier si elle reçoit bien les services pour lesquels elle paie.

Un texte de Joane Bérubé

Le maire de Matane, Jérôme Landry, explique qu’il rencontrera la Direction régionale de la Sûreté du Québec comme il le fait chaque année, mais l’ordre du jour sera cette fois différent. « On va parler de la tarification et de la couverture de service », indique M. Landry.

Le maire souhaite entre autres discuter de la réorganisation effectuée au cours des derniers mois par la Sûreté du Québec. « Ce qu’on voit, explique le maire Landry, c’est qu’il y a beaucoup de mobilité au sein des effectifs dans différentes régions. Des manques d’effectifs ou différentes interventions font en sorte qu’on se pose des questions sur la masse critique de policiers sur le territoire de Matane. »

Le maire rappelle que les plaintes des citoyens sont nombreuses. « Régulièrement, les gens se plaignent de la circulation, de la vitesse. On voit rarement les véhicules qui sont souvent au poste de police, on ne les voit pas sur le chemin, on entend souvent ces commentaires-là, et on est en droit de se poser des questions sur l’efficacité des policiers sur le terrain », ajoute le maire.

La vitesse dans les quartiers résidentiels, la sécurité des piétons, la conduite dangereuse, les attroupements sont parmi les principaux problèmes signalés par la Ville aux policiers. Le maire admet qu'en général, la collaboration avec la Sûreté sur ces enjeux a toujours été bonne, même si certains points comme la sécurité des piétons demeurent toujours difficiles à régler.

Une hausse-surprise

Même si le gouvernement a versé une subvention pour aider les municipalités à absorber la hausse des dépenses attribuées aux services policiers, Matane doit encaisser cette année une hausse de 76 339 $ pour une facture globale de près de 1,7 million de dollars.

Si cette augmentation est loin de ravir l’administration municipale, elle est d’autant plus malvenue qu’elle a été annoncée après l’adoption du budget. « Ça serait le fun, commente M. Landry, de le savoir au mois d’octobre, au mois de novembre lorsqu’on prépare le budget. Là, on a eu l’information après le premier janvier. Sur le plan de l’administration, ça ne fonctionne pas. »

Matane devra donc cette année décaisser le montant de l’augmentation à même ses dépenses courantes et voir à diminuer d'autres factures pour équilibrer son budget.

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