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Terrorisme : Ottawa songe à renforcer les ordonnances de bonne conduite

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, envisage de renforcer la section du Code criminel sur les ordonnances de bonne conduite, ce à quoi était soumis le jeune Ontarien Aaron Driver qui avait planifié un attentat terroriste avant d'être intercepté la semaine dernière.

En marge d'un discours prononcé devant l'Association canadienne des chefs de police, à Ottawa, il a reconnu que les engagements de ne pas troubler l'ordre public sont des « outils qui ont leurs limites » pour lutter contre le terrorisme.

Les conditions imposées à Aaron Driver lui interdisaient d'utiliser un ordinateur ou un téléphone cellulaire à partir de sa résidence de Strathroy, dans le sud-ouest de l'Ontario, de même que de posséder des explosifs.

Assujettir les personnes susceptibles de se radicaliser à des séances de rééducation avec des professionnels en cette matière a été évoqué comme l'une des pistes de solution par le ministre Goodale.

« Une idée [...] serait d'inclure dans les termes et conditions des engagements de ne pas troubler la paix publique l'obligation, pour l'individu, de rencontrer des professionnels de la lutte contre la radicalisation », a-t-il exposé, en soulignant que le Centre de la prévention de la radicalisation de Montréal « est particulièrement avancé » sur cette question.

Le ministre Goodale s'engage à revoir le Code criminel à la fin de la consultation publique sur la sécurité nationale, qui devrait se terminer en décembre.

« Nous allons le faire de manière intelligente. Une bonne loi ne s'écrit pas en panique, une bonne loi s'écrit en tenant compte des points de vue des gens et en prenant le temps d'y réfléchir », a-t-il répondu à ceux qui estiment que le délai est trop long.

Le ministre a précisé qu'il y a « environ une douzaine » d'individus au pays qui se sont engagés à ne pas troubler la paix publique, après qu'ils eurent été identifiés comme étant à risque de perpétrer un attentat terroriste.

Les policiers veulent avoir accès aux mots de passe

Le ministre Goodale a par ailleurs répondu aux chefs de police canadiens qui réclament une loi pour contraindre les gens à révéler leurs mots de passe aux forces de l'ordre s'ils ont obtenu l'approbation d'un juge. Les policiers veulent ainsi avoir accès au contenu des appareils qui peuvent servir à planifier des crimes.

Cette demande, dit le ministre, fait partie d'une autre consultation publique, celle-là sur la cybersécurité, qui se poursuit jusqu'au 15 octobre. Il veut prendre le pouls de la population dans le but de préserver un équilibre entre la protection de la vie privée et la sécurité publique.

Avec les informations de Mylène Crête

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