À la veille de la rencontre du caucus néo-démocrate, Thomas Mulcair a confirmé son intention de demeurer chef du parti. Les députés du NPD doivent se rencontrer mardi et mercredi à Montebello, au Québec, pour préparer la session parlementaire qui débutera la semaine prochaine.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Les nouveaux locaux du NPD au centre-ville d'Ottawa sont un peu à l'image du parti. Le déménagement n'est pas encore terminé et beaucoup d'ajustements sont à faire.
C'est dans ces bureaux, où plusieurs boîtes sont encore visibles, que le chef Thomas Mulcair préparait le discours qu'il prononcera devant ses députés à Montebello. Car, malgré les résultats électoraux d'octobre, qui ont coûté des dizaines de députés à son parti, Thomas Mulcair entend bien rester.

Les membres du parti sont conviés à un congrès à Edmonton, en Alberta, en avril. C'est à ce moment qu'ils devront se prononcer sur leur volonté de tenir une course à la direction. Le chef du NPD ne veut pas donner la mesure de l'appui qu'il désire obtenir à cette rencontre. « Le NPD a un historique d'être loyal, mais je ne prends rien pour acquis. Je vais continuer de travailler sans relâche pour obtenir et maintenir la confiance des membres du parti », affirme-t-il.

Pour se maintenir à la tête du parti, le député d'Outremont veut apprendre de la défaite électorale. « Il faut faire le mariage entre l'aile parlementaire et le parti proprement dit, mais surtout, à chaque instant, inclure la base militante mieux que ce qu'on a réussi à faire par le passé », explique le chef néo-démocrate.

Pour voir ce graphique sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Mieux mettre l'équipe de l'avant

L'ancienne députée de Gatineau qui a été battue en octobre, Françoise Boivin, est revenue sur l'élection. Elle qualifie entre autres de « grosse claque » les résultats au Québec. Le parti y a obtenu 16 sièges, contre 59 en 2011.

Selon elle, les constats faits par les équipes sur le terrain, entre autres sur la question du niqab, ont mal été écoutés par l'entourage du chef. Elle estime aussi que l'équipe néo-démocrate aurait eu avantage à occuper plus de place.

Définir l'agenda parlementaire

Avant de se prononcer sur le sort de son chef, le parti devra se faire remarquer à la Chambre des communes qui reprend ses travaux la semaine prochaine. Selon Françoise Boivin, la tâche ne sera pas facile. « Quand tu compares avec Harper, tout est fantastique. Même si l'économie va mal, même si tout va mal, même s'il y a plus d'itinérants et de pauvreté. On dirait que les gens sont encore optimistes parce que ce n'est plus Stephen Harper. Mais les problèmes sont encore là. »

Face à un gouvernement avec lequel le NPD partage certaines valeurs, Françoise Boivin croit que ses anciens collègues devront concentrer leurs attaques à l'endroit des libéraux autour de certains enjeux. L'ancien député Yvon Godin, qui avait décidé de ne pas se présenter aux élections d'octobre, croit aussi que le NPD peut se démarquer grâce aux causes qu'il décidera de défendre. « Ce ne sont pas les conservateurs qui vont parler de santé. Ce ne sont pas les conservateurs qui vont parler de l'assurance-emploi. Mais le NPD est bien placé pour le faire », lance-t-il.

D'ailleurs, au point de presse précédant la rencontre de son caucus, le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a abordé le Partenariat transpacifique (PTP) auquel son parti s'oppose. L'entente de libre-échange qui a été signée par le gouvernement conservateur est maintenant entre les mains du gouvernement Trudeau.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine