Le maire de Toronto, John Tory, affirme que sa Ville n'a « plus la capacité » d'accueillir de nouveaux demandeurs d'asile.

Un texte de Myriam Eddahia

Nous avons épuisé nos sites d'hébergement disponibles, nos ressources et notre personnel, a déclaré le maire Tory.

La responsabilité du Canada envers ces familles n'arrête pas à la frontière, dit-il.

Il a lancé un appel aux gouvernements, provincial et fédéral, pour répondre à cette crise, mardi, lors d'une conférence de presse.

Aide fédérale-provinciale

John Tory propose que le provincial et le fédéral mettent en branle une stratégie régionale pour gérer cet afflux.

Une des propositions du maire est que les gouvernements travaillent à héberger les demandeurs d'asile et leur trouver des emplois à l'extérieur de la ville de Toronto.

Il y a présentement 3000 réfugiés dans notre système hébergement, souligne le maire.

M. Tory a déclaré que la Ville avait fait des « efforts héroïques » pour héberger des demandeurs d'asile, mais qu'elle ne pouvait plus en gérer l'afflux elle-même.

Ce n'est pas la première fois qu'une demande d'aide financière est faite par John Tory à l'endroit d'Ottawa et du provincial.

Le 1er juin dernier, le gouvernement fédéral a annoncé qu'il octroyait 11 millions de dollars à la province de l'Ontario pour faire face aux besoins d'hébergement temporaire des demandeurs d'asile irréguliers.

Des dortoirs temporaires

Les deux dortoirs étudiants qui logent temporairement plus de 800 réfugiés dont 200 enfants auront bientôt atteint leur capacité, confirme le maire.

Ces dortoirs ne seront plus disponibles à partir du 9 août, puisque les étudiants retourneront sur le campus.

Nous n'aurons pas les installations, les ressources et le personnel pour accommoder l'arrivée des demandeurs d'asile, lance John Tory.

La relocalisation de ces réfugiés pourrait nécessiter la fermeture d'urgence de plusieurs centres communautaires, qui seraient utilisés comme centre d'hébergement, selon le maire. M. Tory, toutefois, a dit ne pas être prêt à prendre une telle mesure.

Du Nigeria à Toronto

Jamil Bello est un père de famille nigérian qui vit depuis un mois dans le dortoir du Collège Centennial.

La recherche d’emploi et de logement l’inquiète.

Jamil Bello cherche une maison où emménager avec sa famille.

Le problème, c’est que les propriétaires ne veulent pas louer à des gens comme nous, dit-il.

Nous ne savons pas ce que le gouvernement prévoit pour nous. Où allons-nous? Personne ne le sait. Quoi qu’il arrive, je sais que le gouvernement ne nous laissera pas dans la rue, soutient Jamil Bello.

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