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Toronto veut plus de pouvoirs pour évincer les criminels de la Société d’habitation

Le maire John Tory demande au gouvernement provincial d'amender la loi sur les services de logement pour permettre à la Société d'habitation de Toronto de ne pas reloger un locataire qui a été expulsé pour trafic de drogues or violence familiale.

Un texte de Lyne-Françoise Pelletier

Présentement, une personne évincée pour ces délits peut présenter immédiatement une demande à la Société d'habitation pour un autre appartement.

La violence, le commerce de stupéfiants et d'armes à feu ainsi que l'intimidation sont des comportements antisociaux qui n'ont pas leur place à la Société d'habitation de Toronto, selon le maire John Tory. Il souligne que les résidents, trop souvent qu'autrement, craignent de parler librement parce qu'ils ont peur des représailles. Par ailleurs, les agents de sécurité communautaire n'ont aucun moyen de tenir à l'écart les contrevenants connus ou d'expulser les criminels des propriétés appartenant à la Société d'habitation.

Le ministre du Logement pour l'Ontario, Chris Ballard, dit qu'il comprend les inquiétudes des résidents qui habitent des édifices dans lesquels il y a des activités criminelles, mais il n'a pas l'intention d'accorder plus de pouvoirs aux municipalités pour corriger la situation. Son gouvernement, ajoute-t-il, a pour objectif de prévenir et de mettre fin à l'itinérance.

Le ministre estime que la Loi sur la location à usage d'habitation accorde beaucoup de pouvoirs aux locateurs, incluant la Société d'habitation de Toronto, pour évincer les personnes qui sont impliquées dans des activités illégales.

Le conseil municipal débat présentement de la question à sa réunion mensuelle.

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