Retour

Toronto veut réduire la prolifération des entreprises de prêt sur salaire

Après Hamilton, c'est au tour de la Ville de Toronto de proposer des réglementations pour réduire le nombre d'entreprises de prêt sur salaire. Elles seront examinées lors de la réunion du comité des permis le 10 avril.

un texte de Lyne-Françoise Pelletier

Un rapport des fonctionnaires municipaux suggère de plafonner le nombre d'entreprises de prêt sur salaire à 207 à Toronto. Il s'agit du même nombre d'entreprises du genre autorisées présentement par le gouvernement de l'Ontario.

Les propriétaires de ces établissements seraient aussi tenus d'obtenir un permis de la Ville, en sus de celui de la province, une dépense totale de 1383 $ à 1633 $.

Le conseiller municipal Joe Mihevc, responsable de la stratégie anti-pauvreté, est en faveur du plafonnement proposé. Il aimerait toutefois voir une distance d'au moins deux kilomètres entre chaque établissement.

Les sociétés de prêt sur salaire sont reconnues pour leurs taux d'intérêt exorbitants. Par exemple, un prêt de 300 $ peut donner lieu à des intérêts annuels de 1638 $.

Industrie du prêt sur salaire

La Canadian Consumer Finance Association représente 870 sociétés de prêt sur salaire au Canada. Son président, Tony Irwin, croit que la proposition de la Ville de Toronto d'exiger un permis constitue un fardeau financier supplémentaire pour ces membres.

M. Irwin souligne que son industrie existe pour répondre à une demande. « Les gens se tournent vers nous, ajoute-t-il, lorsqu'ils ne peuvent pas obtenir du crédit ou du financement d'une banque ou d'une autre institution financière. »

Éviter la concentration

Le maire John Tory admet à contrecoeur que cette industrie comble un manque dans la vie de certaines personnes qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts.

Selon lui, il faut toutefois éviter que ces établissements se retrouvent en forte concentration dans les quartiers où la majorité des résidents vivent sous le seuil de la pauvreté.

Ailleurs en province

La ville de Hamilton n'autorise que 15 sociétés de prêt sur salaire, ou une par arrondissement. Elle limite aussi les concentrations de leur emplacement.

D'autres municipalités incluant Ottawa, Brantford et Thunder Bay se penchent sur la question. Des rapports sont attendus d'ici la fin de l'année ou en 2019.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Ce que vous préférez à propos de l’automne selon votre signe





Rabais de la semaine