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Toronto vote en faveur d'une révision de sa politique multilingue

Une première étape a été franchie dans le dossier du français à l'hôtel de ville de Toronto. Les élus municipaux se sont prononcés, 34 en faveur et 5 contre, une motion demandant un examen de la politique multilingue par le directeur municipal.

Un texte de Lyne-Françoise Pelletier

Cette tâche revient à la directrice municipale intérimaire, Giuliana Carbone, qui entre en poste le 4 avril.

Elle doit déterminer si l'usage du français dans les communications et les services de la Ville est adéquat selon la nouvelle politique multilingue adoptée en mai 2017. Si ce n'est pas le cas, elle doit faire des recommandations au comité exécutif afin que des changements puissent être effectués.

Présentement, la politique multilingue fait en sorte que le français est exclu des services et communications de la Ville sauf en cas d'urgence. Pourquoi? Les municipalités ne sont pas assujetties à la loi fédérale sur les langues officielles et le français se classe au 14e rang des langues parlées à Toronto.

Une situation qui doit être corrigée selon le maire John Tory, qui n'était pas présent lors du vote.

Aucun échéancier

Il n'y a pas de date butoir pour le rapport de la directrice municipale intérimaire.

Le conseiller et président du comité consultatif francophone, Norm Kelly, dit qu'il n'a pas lieu de s'inquiéter.

Il souligne que le rapport pourrait être prêt en 2019 compte tenu des prochaines élections municipales.

Nouveau conseil municipal en 2019

M. Kelly croit que ce n'est pas une mauvaise chose. En 2019, il y aura un nouveau conseil municipal, de nouveaux visages et possiblement de nouvelles idées.

Gilles Marchildon, coprésident du comité consultatif francophone, trouve la situation frustrante.

Le comité consultatif francophone sera dissout avant les élections municipales,dit-il, et il devra être reconstitué en 2019 sans savoir si les mêmes membres y seront nommés ou si le mandat demeurera le même.

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