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Toujours de l'inégalité dans la fonction publique de Terre-Neuve-et-Labrador

La majorité des emplois les mieux rémunérés dans la fonction publique de Terre-Neuve-et-Labrador sont occupés par des hommes qui gagnent plus de 100 000 dollars annuellement.

C'est ce qui ressort d'une analyse des prénoms d'une liste que la province a publiée à la fin juin.

Le gouvernement n'a pas inclus le sexe des employés.

En départageant les prénoms masculins des prénoms féminins, il est cependant possible d'établir le pourcentage des hommes et des femmes qui avaient un revenu de plus de 100 000 dollars en 2016.

Il en résulte que 59 pour cent des employés appartenant à cette liste sont des hommes contre 41 pour cent pour les femmes.

Ceci n'est pas le résultat d'un plus grand nombre d'hommes que de femmes dans la fonction publique.

En fait, il y a même en peu plus de femmes. Elles constituent 50,2 pour cent des employés de la province.

La ministre des Finances, aussi responsable du statut de la femme, Cathy Bennett, dit que ce constat est malheureux.

Elle explique que plusieurs femmes ont été embauchées au cours des dernières années, mais les employés avec le plus d'années d'expérience, donc les mieux payés, sont surtout des hommes.

Un ministère très masculin

L'exemple le plus frappant des inégalités entre hommes et femmes vient du ministère des Transports et des Travaux publics.

Les femmes forment seulement 14 pour cent des employés et 6 pour cent d'entre elles seulement font partie de la liste des mieux payés.

« La culture doit changer dans le milieu du travail, affirme Cathy Bennett, comme la culture qui entoure les programmes destinés à former les apprentis. C'est le genre de chose qu'il faut changer. »

Une police toujours dominée par les hommes

Malgré les efforts que la police provinciale a déployés pour embaucher plus de femmes, les hommes restent beaucoup plus nombreux.

Des prénoms féminins occupent 20 pour cent de la liste des employés les mieux payés alors que les femmes forment 28 pour cent du personnel.

Selon Geoff Hidgon, porte-parole de la police provinciale, cette différence s'explique par les heures de travail supplémentaires, entre autres.

Une occupation à temps plein à la maison

La directrice du conseil sur le statut de la femme de Saint-Jean, Jenny Wright, lui donne raison.

« Très souvent, les femmes sont dans une situation où elles ne peuvent pas accepter ces heures de travail supplémentaires, qui les placeraient à cet autre niveau, puisqu'elles ont une autre occupation à temps plein à la maison. »

Elle ajoute qu'il n'y a pas de service de garde pour celles qui travaillent durant des heures irrégulières et qui s'occupent en même temps d'un enfant.

Sur ce point, la ministre responsable du statut de la femme admet que le manque de garderies peut nuire à certaines femmes.

En contrepartie, elle dit que la province a créé plus d'espaces en garderie en plus d'introduire des garderies ouvertes toute la journée.

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