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Tour de 65 étages à Ottawa : une nouvelle étape franchie

Le projet de construction d'une tour de 65 étages au centre-ville d'Ottawa vient de franchir une étape importante. Le comité d'urbanisme de la Ville vient d'approuver ce vaste chantier par un vote de sept voix contre deux.

L'imposante tour résidentielle et commerciale de 65 étages aura pignon sur rue au 900 Albert. Au terme de sa construction, l'édifice sera le plus haut bâtiment d'Ottawa. Le développement inclut deux autres tours, un peu moins hautes.

Selon du personnel de la Municipalité, ce projet serait situé dans un emplacement privilégié pour la densification du centre-ville, puisqu'il serait aménagé juste en face de la future station de train léger Bayview.

Réactions mitigées

Le conseiller Tobi Nussbaum du quartier Rideau-Rockliffe a voté contre le projet, qui selon lui n'est pas conforme aux normes établies par la Ville. Le règlement de zonage limite en effet à 30 étages la hauteur des édifices dans ce secteur.

« C'est important de respecter nos propres règles si nous souhaitons établir de la confiance envers le processus d'urbanisme », a-t-il dit.

« Je suis vraiment inquiet par le fait qu'on a approuvé quelque chose qui est totalement différent » de ce que le plan secondaire permet, a-t-il dit.

De son côté, Catherine McKenney, la conseillère du quartier Somerset où ce projet verra vraisemblablement le jour, soutient que ces tours nuiront à la vie de quartier.

La conseillère dénonce également le fait que ce projet contrevient au règlement de zonage.

« Est-ce que 45 étages seraient mieux que 65? Je ne sais pas, mais la limite est de 30 étages. Nous n'avons pas eu d'explication qui justifiait le besoin de déroger de la limite », a-t-elle dit, ajoutant être favorable à la densification, « pourvu qu'elle soit bien faite, et ce projet n'est pas bien fait ».

Catherine Boucher a participé à l'élaboration d'un plan secondaire qui avait notamment pour but de limiter à 30 étages les projets immobiliers dans le secteur, lequel la Ville s'était engagée à respecter selon elle. « On est déçus de s'être fait dire une chose il y a trois ans et autre chose maintenant », a-t-elle dit. « Ils nous ont en fait menti en nous disant que si on travaillait sur un plan secondaire qu'ils allaient honorer ce qui était dans le plan ».

Mmes McKenney et Boucher craignent toutes deux que le projet ne s'intègre mal ou pas du tout avec la communauté. « Ce ne sera pas une communauté intégrée » en raison du manque d'espaces publics, a prédit la conseillère McKenney. Elle a ajouté que selon elle, le quart des logements devront être « abordables ».

Mme McKenney déposera d'ailleurs une résolution en ce sens lors de la prochaine séance du conseil municipal, qui devra étudier ce projet mercredi, avant la pause estivale.

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