Même si l'incertitude planait, le maire sortant de Calgary, Naheed Nenshi, réussit tout de même à dépasser ses rivaux dans la course à l'hôtel de ville.

Peu avant minuit, CBC/Radio-Canada a prévu que Naheed Nenshi serait une nouvelle fois réélu. Le candidat défait Bill Smith n'a pas tardé à concéder la victoire.

La campagne

Deux semaines après la fin des mises en nomination pour les élections municipales en Alberta, la firme Mainstreet publiait un sondage donnant une avance de 17 points à Bill Smith, l'un des deux principaux adversaires du maire sortant. Le conseiller André Chabot arrivait loin derrière, suggérant une course à deux.

Malgré un plus récent sondage qui donnait cette fois l’avance au maire sortant, la campagne aux élections municipales s’est jouée autour de la baisse de popularité de Naheed Nenshi. Celle-ci est attribuable en partie au contexte économique difficile et à l’usure du pouvoir après deux mandats.

L’impasse dans les négociations pour un nouvel aréna, l'augmentation des impôts fonciers pour les commerces, le règlement sur les logements secondaires et le projet de corridor d'autobus rapide dans le sud-ouest auront aussi été des décisions épineuses du conseil municipal qui ont pu faire pencher la balance.

Naheed Nenshi a aussi longuement été critiqué lors de la campagne pour sa personnalité vue par certains comme trop arrogante et parce qu'il refusait d'écouter les personnes qui avaient des avis contraires.

Bill Smith a essuyé ses propres critiques en particulier à cause de la promesse de revoir le tracé de la ligne verte du train léger (LRT), dont le financement a déjà été approuvé, et son refus de rendre publiques ses contributions de campagne.

Quelques jours avant le vote, sa réputation d’homme d’affaires et d’avocat a quelque peu été entachée par une saisie mobilière de 24 000 $ approuvée, mais non effectuée, à cause d’une dette non payée liée à son entreprise. Une poursuite judiciaire a aussi refait surface, au sujet de Bill Smith et son ex-employeur, pour ce que ce dernier percevait comme un manquement dans ses responsabilités d’avocat.

Naheed Nenshi, le populaire

Naheed Nenshi a par sa victoire en 2010 révolutionné la mairie d’une ville perçue par elle-même, mais aussi mondialement, comme fondamentalement conservatrice. De parents indiens, émigrés de Tanzanie, il est le premier maire musulman au Canada. Il est né à Toronto, élevé à Calgary et a obtenu un diplôme en administration de l’université Harvard.

Avant d’accéder à la mairie, il n’avait pas d’expérience directe de la politique municipale, mais la connaissait sur les doigts de la main. Il a fait carrière comme consultant pour les entreprises et les organismes à but non lucratif.

Sa popularité est exponentielle depuis sa première élection. Il a été nommé en 2014, meilleur maire au monde, par la fondation World Mayor. Il est aussi très friand d’égoportraits et très actif sur Twitter.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine