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Tous les baux de la SIQ depuis 2003 seront vérifiés

La Coalition avenir Québec (CAQ) a déposé une motion en ce sens aujourd'hui à l'Assemblée nationale. En mêlée de presse, le président du Conseil du Trésor, Carlos Leitao, a indiqué que les libéraux allaient voter en faveur de celle-ci. Le gouvernement souhaite seulement y ajouter un dernier paragraphe pour que la vérificatrice générale se concerte avec les services policiers au moment de rendre publique son enquête, question d'éviter de nuire à la leur.

M. Leitao a ajouté que la vérificatrice générale, Guylaine Leclair, a déjà fait une vérification semblable alors qu'elle travaillait pour la firme Accuracy. La Société québécoise d'infrastructure (SQI), anciennement la SIQ, avait demandé à la firme d'effectuer une vérification sur des transactions douteuses du passé. « C'est ironique, ça va faciliter les choses », a-t-il indiqué.

Vérification des baux actuels

Aujourd'hui, la SQI a également signé un contrat avec la firme Raymond Chabot Grant Thornton pour l'aider à faire l'analyse de tous les baux actuellement en vigueur avec des entrepreneurs immobiliers.

« Ce sera une analyse systématique », a assuré Carlos Leitao.

La CAQ veut plus

Bien qu'elle ait obtenu l'appui du gouvernement en faveur de sa motion, la CAQ en a ajouté, lui demandant maintenant de faire une analyse rapide sur les baux en cours avec l’entrepreneur immobilier George Gantcheff. La CAQ dit avoir analysé un bail sur 21 signés avec M. Gantcheff. Au 500 René-Lévesque Ouest à Montréal, le ministère des Transports du Québec paierait 12 % de plus que le prix du marché.

« C'est un demi-million pour un bail sur 21. Ça veut dire, donc, qu'au total, juste pour les baux avec M. Gantcheff, il y a sûrement des millions que les Québécois paient de trop », a déclaré le chef François Legault à la période de questions.

Pour sa part, le Parti québécois a exigé du gouvernement qu’il mandate la vérificatrice générale de non seulement faire la lumière sur les transactions, mais également sur les liens entre celles-ci et des collecteurs de fonds libéraux. Un récent reportage d’Enquête fait état de malversations impliquant des collecteurs de fonds à la SIQ.

« On ne veut pas seulement l’enquête sur les baux, mais sur toutes les transactions », a indiqué Agnès Maltais, porte-parole péquiste en matière d'éthique et d'intégrité.

Dans un cas comme dans l'autre, Carlos Leitao a refusé d'avancer quoique ce soit.

« Si la députée de Taschereau [Agnès Maltais] est en possession d’éléments de preuve, qu’elle les transmette à la police, a-t-il rétorqué. Si elle n’a pas d’éléments de preuve, qu’elle arrête de dire de niaiseries. »

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