Retour

Toutes les écoles de la N.-É. fermées à compter de lundi : les parents sont inquiets

Toutes les écoles publiques en Nouvelle-Écosse seront fermées à compter de lundi, annonce le gouvernement. Ce dernier met ainsi un bâton dans les roues des enseignants qui comptaient exercer un moyen de pression à la suite de l'échec des négociations contractuelles.

Le ministère de l'Éducation dit prendre cette décision pour la sécurité des enfants.

Les enseignants avaient annoncé qu'ils exerceraient un moyen de pression dès lundi si aucune entente n'était conclue avec le gouvernement quant à leur contrat de travail. Leur syndicat leur a recommandé de ne se présenter au travail que 20 minutes avant le début des classes, de ne pas se porter volontaires pour faire de la supervision durant les pauses, et de quitter les lieux 20 minutes après les classes.

La directive du syndicat créera des risques inacceptables pour les élèves, affirme la ministre de l'Éducation, Karen Casey. Les élèves pourraient être laissés sans supervision, ce qui serait inacceptable, dit-elle.

Les enseignants et autres membres du personnel scolaire sont quand même attendus au travail lundi. La fermeture des écoles n'est pas un lock-out, précise la ministre Casey.

Les négociations entre le gouvernement et les enseignants ont été rompues le 25 novembre.

Inquiétude chez les parents

Alors que les deux parties tentent de régler le conflit, ce sont les parents qui écopent des conséquences de cette situation.

Plusieurs parents se retrouvent dans une situation difficile, notamment pour ce qui est de la garde de leur enfant.

« Pour la majorité des mamans, c'est plus difficile, parce que la garderie ne peut pas prendre plus qu'un certain nombre d'enfants. Depuis ce matin j'ai des demandes, et des demandes, je ne peux pas toutes les prendre, alors il va falloir se tourner vers des plans B, C ou D », raconte Valérie Parent, qui a aussi une garderie.

« Pour moi ça va être comme une journée de fin de semaine, mais c’est inquiétant qu'ils ne soient pas à l'école en train d'apprendre », ajoute une autre maman, Nicole Dupuis.

Le contrat des enseignants sera imposé par une loi

Dès lundi, les députés seront appelés à l’Assemblée législative. Le gouvernement libéral de Stephen McNeil présentera un projet de loi afin d’imposer un contrat aux 9300 enseignants de la province.

Il s’agit de l’offre que les syndiqués ont rejetée en septembre.

La loi va établir un nouveau contrat entre le gouvernement et les enseignants, ce qui empêchera ces derniers de déclencher la grève ou de faire une grève du zèle. Lorsque la loi sera adoptée, affirme la ministre Casey, les enseignants seront de retour au travail comme d’habitude.

L'opposition et le syndicat dénoncent ces mesures

La présidente du syndicat, Liette Doucet, dénonce la force de l’action gouvernementale. Elle dit y voir un moyen de créer une division entre les enseignants et le public en donnant aux gens l’impression que leurs enfants ne seraient pas en sécurité. Elle affirme que les enseignants ont clairement expliqué que leur priorité est la sécurité des élèves.

Les chefs des partis d’opposition promettent de retarder l’adoption de la loi. Le chef progressiste-conservateur, Jamie Baillie, affirme que son parti va s'y opposer vigoureusement. Il qualifie d'incompétence les mesures annoncées par le gouvernement.

Selon le chef néo-démocrate, Gary Burrill, les mesures que le gouvernement compte prendre minent la démocratie et l’éducation. Il dit croire que le meilleur moyen d’améliorer les conditions en classe est d’écouter les enseignants, les parents et les élèves.

Avec des informations de Stéphanie Blanchet.

Plus d'articles

Commentaires