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Trans Mountain : des positions bien campées des deux côtés des Rocheuses

L'impasse dans laquelle se trouve le projet d'agrandissement du pipeline Trans Mountain, entre l'Alberta et la Colombie-Britannique, suscite des réactions bien tranchées de part et d'autre des Rocheuses.

Un texte de Samuel Danzon-Chambaud

L'entreprise Kinder Morgan a récemment évoqué un abandon possible du projet au vu de l'obstruction faite par Victoria. Au terme d'une rencontre avec les premiers ministres de l'Alberta et de la Colombie-Britannique, Justin Trudeau n'est pas parvenu à trouver une sortie de crise.

« Je suis très déçu de l'indécision, d'après l'entretien d'aujourd'hui », a réagi le chef de l'opposition albertaine, Jason Kenney. « C'est un échec complet du point de vue du leadership fédéral et de la stratégie des néo-démocrates en Alberta et des libéraux fédéraux », a-t-il enchaîné.

Le chef du Parti conservateur uni a ajouté qu'il est temps de fermer les vannes de pétrole en direction de la Colombie-Britannique, ce que menace de faire la première ministre albertaine Rachel Notley.

Élue dans l'île de Vancouver, la chef du Parti vert du Canada est revenue à la charge contre l'industrie des hydrocarbures.

« Pour mettre sur pied un nouveau oléoduc, il faut augmenter les gaz à effet de serre dans les sables bitumineux, a souligné Elizabeth May, c'est absolument le contraire de nos obligations dans l'Accord de Paris. »

Le projet Trans Mountain vise à tripler la capacité du pipeline existant, la faisant passer de 300 000 à 890 000 barils de pétrole par jour.

Le dirigeant de la Colombie-Britannique, John Horgan, a réaffirmé dimanche sa volonté d'amener ce dossier devant les tribunaux.

Avec les informations de Johann Nertomb et de Sébastien Tanguay

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