Retour

Trans Mountain ira de l'avant, assure Rachel Notley

La photo s'annonçait belle et payante électoralement parlant : la première ministre Rachel Notley, pelle à la main, creusant le premier sillon pour l'expansion de l'oléoduc Trans Mountain. Sauf que cette possible scène n'aura peut-être jamais lieu, la Colombie-Britannique ayant jeté une douche froide sur le projet.

Un texte de Sébastien Tanguay

Le gouvernement de la Colombie-Britannique fera appel à un conseiller spécial pour se donner des munitions dans le domaine judiciaire, où il entend contester le projet d'expansion. Il exige aussi d'avoir une voix à la Cour fédérale dans les causes concernant l'oléoduc, une demande que le gouvernement albertain a lui-même formulée plus tôt cette année.

La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, inaugurait jeudi le début du chantier de la ligne 3 d'Enbridge, un autre projet d'oléoduc ayant avancé sans entrave depuis l'approbation d'Ottawa.

Malgré les nouvelles en provenance de la province voisine, elle s'est dite optimiste. « Je suis contente de voir que le gouvernement de la Colombie-Britannique arrête de dire qu'il veut bloquer l'oléoduc. Maintenant, il affirme plutôt vouloir un projet qui respecte des standards plus élevés », a fait savoir la dirigeante.

Le ministre britanno-colombien de l'Environnement, George Heyman, avait été clair en matinée : son gouvernement compte utiliser tous les outils dont il dispose pour freiner l'expansion de l'oléoduc. Mais Mme Notley s'est dite certaine que le projet ira de l'avant.

La section responsable de Trans Mountain chez Kinder Morgan, l'entreprise derrière le projet, promet de collaborer avec les autorités de la Colombie-Britannique.

Dans un communiqué, elle rappelle toutefois qu'elle a déjà répondu aux 157 conditions imposées par l'Office national de l'énergie, en plus de satisfaire aux 37 demandes exigées par le précédent gouvernement libéral de la Colombie-Britannique.

L'opposition n'en démord pas

Jason Kenney et Brian Jean, les deux prétendants les plus en vue pour la chefferie du Parti conservateur uni de l'Alberta, tirent, eux, à boulets rouges sur les néo-démocrates.

De son côté, l'ex-chef du Wildrose, Brian Jean, espère également que la taxe carbone sera reléguée aux oubliettes. À son avis, il n'y a rien d'étonnant à ce que « le NPD tente de bloquer des emplois pour les familles ordinaires en empêchant le passage des oléoducs ».

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un pilote frôle le sol





Rabais de la semaine