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Trans Mountain : Ottawa croit que ses nouvelles règles auraient pu faire passer la pilule

Des discussions tenues plus tôt avec les Premières Nations et les communautés locales sur leurs préoccupations devant la construction de l'oléoduc Trans Mountain auraient permis de s'entendre avec elles sur la façon de réaliser le projet, selon Jonathan Wilkinson, secrétaire parlementaire de la ministre de l'Environnement et du Changement climatique.

Un texte de Charlotte Dumoulin

Le gouvernement croit également que ses nouvelles règles d’examen de grands projets annoncées jeudi auraient pu éviter le désaccord - devenu véritable guerre commerciale - entre la Colombie-Britannique et l'Alberta sur le projet l'oléoduc de l’entreprise de Kinder Morgan.

« Il aurait pu y avoir un terrain d’entente sur la façon de réaliser le projet », croit Jonathan Wilkinson.

Pour le gouvernement, la clef pour « favoriser l'acceptabilité » est de tenir des consultations dès la présentation et l’examen d’un grand projet, comme elle se propose de faire avec ses nouvelles règles.

Ottawa ne compte pas revenir sur le feu vert qu’il a donné à l’entreprise Kinder Morgan pour la construction de son pipeline reliant les sables bitumineux de l'Alberta à la côte ouest.

Jonathan Wilkinson rappelle que des consultations supplémentaires en réponse aux préoccupations des Britanno-Colombiens avaient été tenues pour analyser le projet d'oléoduc et ses risques de déversement.

« Nous demeurons fidèles à notre décision », dit le député.

Manque de clarté

L’organisme environnemental Greenpeace juge qu'Ottawa envoie un message contradictoire lorsqu’il reconnaît le besoin de mettre en place de meilleures règles d’évaluation environnementale tout en continuant de défendre le projet Trans Mountain.

De plus, « le gouvernement n’a pas précisé quels critères d’évaluation seront utilisés pour s’assurer que les projets proposés respectent nos engagements climatiques », retient Greenpeace.

Même son de cloche du côté du Wilderness Comittee, un groupe voué à la protection de l’environnement. Il estime que l’annonce du gouvernement manque de précisions.

« Si le gouvernement dit qu’il n’est pas acceptable d’aller de l’avant avec des projets sans le consentement des communautés autochtones, ils admettent donc qu’un projet comme Trans Mountain ne respecte pas les politiques », écrit l’organisme dans un communiqué.

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