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Trois évènements qui ont marqué la francophonie en Ontario en 2016

L'année 2016 a été fertile en évènements qui touchent de près la francophonie ontarienne. Des excuses pour le traitement injuste de l'enseignement en français, en passant par la revendication d'une université franco-ontarienne, les francophones de la province ont continué de faire quelques gains, mais plusieurs les qualifieront d'étapistes.

Le Règlement 17 : enfin des excuses de la province

L’enseignement du français dans les écoles en Ontario n’a pas toujours été permis, même qu’il s’est fait dans la clandestinité.

Et il aura fallu une demande en bonne et due forme de l’ACFO du Grand Sudbury, pour que la Législature ontarienne fasse des excuses officielles à propos de cette loi qui interdisait l’enseignement du français dans les écoles au début du siècle.

Le député libéral Glenn Thibeault a donc profité des 400 ans de présence française en Ontario pour marquer le coup.

Malgré des excuses officielles de la part de la première ministre Kathleen Wynne, les Franco-Ontariens n’auront droit à aucune compensation pécuniaire même si dans certains cas, le Règlement 17 en a assimilé plus d’un.

L’université franco-ontarienne : un dossier qui avance lentement, mais sûrement

En 2016, les gestes posés envers l’établissement d’une université de langue française en Ontario auront été plutôt timides. La province reconnaît la légitimité de la demande du Regroupement des étudiants franco-ontariens, (RÉFO) mais la politique des petits pas persiste.

Malgré des manifestations, le RÉFO aura tout au plus réussi à obtenir la mise en place d’un conseil de planification à l’automne.

C’est une ancienne commissaire aux langues officielles qui est chargée de se pencher sur l’éventuelle création de l’université franco-ontarienne, aidée dans sa tâche par 6 personnes du Sud de la province.

La communauté franco-ontarienne attend un premier rapport d’ici l’été 2017.

Le drapeau franco-ontarien flotte pour la première fois en permanence dans le Sud-Ouest

Les francophones de Sarnia ont reçu un beau cadeau à l’automne 2016, juste à temps pour célébrer la Journée des Franco-Ontariens.

La ville de Sarnia se trouve en fait la première à faire flotter en permanence l’emblème vert et blanc.

La ville de Windsor s’est aussi engagée en 2016 à faire une place au drapeau franco-ontarien. Mais la communauté francophone devra patienter jusqu’en 2018, lorsque le nouvel hôtel de ville sera inauguré.

Le drapeau qui a été hissé pour la première fois à Sudbury en 1975 a aussi fait une percée dans le Nord-Ouest de l’Ontario.

La municipalité de Terrace Bay entend le hisser au mat de son kiosque touristique six mois par année.

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