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Trois provinces s'opposent au plan de prix sur le carbone du fédéral

La Colombie-Britannique et le Manitoba se sont joint à la Saskatchewan pour s'opposer au mécanisme de mise en oeuvre d'un prix sur le carbone tel que proposé par le gouvernement fédéral.

La première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark, s'est adressée à la presse au beau milieu des négociations des premiers ministres à Ottawa pour dire qu'elle cherche des garanties que sa province ne paiera pas plus que celles de l'Est.

Elle rejoint ainsi plusieurs critiques qu'a formulées le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall. Des réticences qui sont partagées par le premier ministre manitobain, Brian Pallister.

Christy Clark s’oppose à l’idée que des provinces – nommément, l’Ontario et le Québec-, qui fonctionnent avec un système de plafonnement et d’échange de carbone, n'aient pas à payer la pleine somme exigée par le plan, soit 50 $ la tonne d’ici 2022.

La Colombie-Britannique s’inquiète d’être désavantagée, car elle impose un prix fixe sur le carbone, tandis que le système de plafonnement et d’échange fait fluctuer ce prix selon les aléas du marché.

Si elle s’est montrée optimiste qu’un accord serait atteint à la suite de ces discussions, Christy Clark s’est vivement prononcée pour que les résidents des provinces de l’Ouest ne paient pas davantage que ceux de l’Ontario et du Québec.

Au final, « il est injuste que la Colombie-Britannique et d'autres provinces paieront 50 $, alors que le Québec et l'Ontario pourraient n'avoir qu'à payer 15 $ », dit Christy Clark.

Garanties de traitement égal

Ces sources ont révélé à CBC que la Colombie-Britannique ne signerait pas le plan sur les changements climatiques si aucune agence neutre n’est mandatée pour surveiller la mise en place du plan et pour s’assurer que toutes les provinces réduisent de manière équivalente leurs émissions.

« Si la question est : ''Voulons-nous une taxe nationale?'', alors faisons en sorte que tous les Canadiens paient le même montant, peu importe leur lieu de résidence, et faisons en sorte qu’aucune province ne s’en tire avec une affaire extraordinaire aux dépens de toutes les autres », a soutenu Christy Clark.

Mme Clark croit toujoues qu’un accord pouvait être trouvé aujourd’hui, mais « qu’il faudra un petit peu de flexibilité ».

« Combattre les changements climatiques est aussi important pour la Colombie-Britannique que pour Ottawa », a tenu à rappeler la première ministre.

Des sources du gouvernement fédéral ont toutefois indiqué que la Colombie-Britannique était au courant que plusieurs systèmes de taxation cohabiteraient dans le cadre du plan proposé, et que la province avait acquiescé à ce scénario avant même de se rendre à Ottawa.

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