Retour

« Trou noir » à l'assurance-emploi : le Nouveau-Brunswick interpelle Ottawa

Les députés libéraux du Nouveau-Brunswick relancent le gouvernement du Canada dans le dossier de l'assurance-emploi en présentant une motion à l'Assemblée législative contre le « trou noir ».

Le député de Shippagan-Lamèque-Miscou, Wilfred Roussel, a présenté la motion en Chambre, vendredi matin.

Le « trou noir » est le temps qui s'écoule de la fin des prestations d'assurance-emploi des travailleurs saisonniers jusqu’au début du travail dans les usines de transformation de produits marins.

Ce problème récurrent dans le passé est réapparu cette année à cause de l'amélioration de la situation de l'emploi dans la région économique de Restigouche-Albert. La baisse du taux de chômage rend plus difficile l'accès aux prestations d'assurance-emploi. Le nombre de semaines de prestations est lié aux taux de chômage des différentes régions.

Ainsi, un travailleur saisonnier du nord-est du Nouveau-Brunswick doit maintenant travailler pendant 490 heures pour toucher 23 semaines de prestations, alors qu’à l'automne de 2016, il ne lui fallait que 420 heures de travail pour recevoir des prestations pendant 30 semaines.

Depuis les derniers jours, le gouvernement du Nouveau-Brunswick multiplie ses démarches afin de se faire entendre à Ottawa. Jusqu'à maintenant, tout est en vain. Une lettre envoyée en début de semaine au ministre fédéral responsable du programme de l'assurance-emploi, Jean-Yves Duclos, demeure toujours sans réponse.

Les travailleurs saisonniers réclament du changement

Les travailleurs espèrent que la motion mènera à du changement à Ottawa, explique Fernand Thibodeau, porte-parole du comité d’action de l’assurance-emploi des travailleurs saisonniers, dans la Péninsule acadienne.

Une grande manifestation des travailleurs est toujours prévue pour le 18 février, devant le bureau du député d’Acadie-Bathurst, Serge Cormier, à Caraquet.

« Ils peuvent envoyer leur lettre, leur demande au niveau de la motion qu’ils veulent à Ottawa, mais je ne pense pas que ça être changé comme ça avant le 18 février. Alors nous, si ce n’est pas changé, on est à 100 %, on y va avec la manifestation, c’est sûr. Les gens le partagent beaucoup, les gens sont prêts à venir faire cette grosse manifestation pacifiquement », ajoute Fernand Thibodeau.

Plus d'articles