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Trudeau a « hâte d'investir » dans le train léger de Montréal

Le projet de système léger sur rail (SLR) de Montréal est « le genre de projet dans lequel nous avons hâte d'investir » a déclaré le premier ministre du Canada, samedi.

« Nous avons hâte de travailler avec la Caisse [de dépôt et placement] pour regarder comment le gouvernement fédéral peut être un bon partenaire dans ce grand projet très positif pour les Montréalais », a indiqué Justin Trudeau en point de presse à Montréal.

Les coûts de construction du projet annoncé lundi sont estimés à 5,5 milliards de dollars. La Caisse entend investir 3 milliards et espère que le reste viendra des gouvernements du Canada et du Québec.

Le chef libéral s'exprimait à la suite d'une allocution au congrès de l'aile québécoise du Parti libéral du Canada. Il en a profité pour vanter la place du Québec au sein de son Cabinet.

« Le Québec est de retour à Ottawa! », a-t-il lancé aux délégués, en rappelant l'élection de 40 députés libéraux au Québec et la présence de nombreux ministres fédéraux originaires de la Belle Province.

« Pas besoin de lieutenant québécois »

Toutefois, Justin Trudeau n'adhère pas à l'idée de nommer un lieutenant québécois pour mieux faire avancer les dossiers de la province, comme celui d'une aide fédérale à Bombardier.

« On a des voix extrêmement fortes au sein du Cabinet », a-t-il insisté. « Il n'y a aucun ministre attitré à une région ou province. Nous avons préféré mettre de l'avant l'ensemble des voix au Cabinet pour parler de leurs préoccupations. »

M. Trudeau n'a pas indiqué si son gouvernement souhaitait des changements dans la gouvernance de Bombardier, en échange d'une aide fédérale. « Nous continuons de négocier avec Bombardier pour avoir un plan d'affaires solide », a-t-il simplement dit, en qualifiant de « bonne nouvelle » l'achat d'avions C Series par le transporteur Delta.

Le secrétaire parlementaire du ministre des Finances souligne que « les gens s'attendent à ce qu'on fasse une diligence raisonnable » si le gouvernement investit des deniers publics. « Oui, la structure de capital, c'est vraiment un élément dans la diligence qu'on fait », a indiqué le député François-Philippe Champagne.

Pour une structure simplifiée au PLC

D'autre part, M. Trudeau a aussi plaidé, durant son allocution, pour son projet de nouvelle constitution du parti, qui sera soumis au vote fin mai, en congrès annuel à Winnipeg. Il souhaite simplifier la structure du PLC, régi par 18 constitutions différentes. « C'est lourd, complexe, et cela, trop souvent, ralentit notre travail », a-t-il estimé.

Avec la nouvelle structure, M. Trudeau espère valoriser « la différence ainsi que les particularités des régions et des associations de circonscription », en plus de faire en sorte que le Québec soit mieux entendu.

« Je veux que peu importe leur revenu, les Canadiens soient en mesure de s'inscrire comme libéraux [...] Je veux un parti auquel on participe gratuitement », a-t-il ajouté.

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