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Trudeau à la reconquête du Conseil de sécurité de l'ONU

Le gouvernement canadien a l'intention de « reprendre sa place au sein du Conseil de sécurité de l'ONU », a déclaré le premier ministre Justin Trudeau au cours d'une conférence de presse au siège social de l'ONU, à New York.

« Le Canada travaillera activement à obtenir un siège au sein du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2021-2022 », a poursuivi M. Trudeau.

Le Canada briguera ainsi un siège à l'élection 2020 et son éventuel mandat de deux ans commencerait en 2021. Le Canada disputera le siège au Conseil de sécurité à l'Irlande et à la Norvège. Saint-Marin, qui était sur les rangs jusqu'à l'annonce de la candidature canadienne de ce matin, a décidé de se désister pour appuyer le Canada.

Les campagnes pour le Conseil de sécurité s'étirent souvent sur des années et impliquent un effort diplomatique important.

M. Trudeau a lancé la campagne canadienne en soulignant le leadership affiché par le pays dans des dossiers importants pour l'ONU comme les changements climatiques, la crise des réfugiés et dans la promotion de la sécurité et de la stabilité au Moyen-Orient.

« Nous avons clairement affirmé, tant dans nos politiques intérieures que sur des tribunes internationales, que le respect de la diversité, l'inclusion et le respect des droits de la personne sont au cœur de la définition de notre identité nationale », a-t-il affirmé.

M. Trudeau a également révélé son intention d'augmenter le rôle du Canada au sein des missions de maintien de la paix, un rôle graduellement délaissé sous le règne conservateur. Le premier ministre a toutefois refusé de préciser à quels endroits, à quel moment ou combien de militaires le Canada entend déployer.

« Les Canadiens ont énormément à offrir, a proposé M. Trudeau. Notre façon [de nous] engager sera toujours basée sur la meilleure façon d'aider. » En raison de son modeste poids démographique, il estime que le Canada peut davantage se distinguer sur le plan de la qualité et la spécificité de son engagement que sur le poids, en termes de nombre, de son engagement.

Le gouvernement libéral se lance ainsi à la reconquête de l'ONU au siège même de l'organisation à New York. Pour la deuxième fois en deux mois, le premier ministre va rencontrer le secrétaire général des Nations unies. Comme il l'avait promis, il tente de donner « un souffle nouveau » à la contribution du Canada au sein d'institutions multilatérales.

Horaire chargé

Le secrétaire général Ban ki-Moon a accueilli le premier ministre Trudeau en soulignant le « rôle très positif du Canada » dans les affaires internationales.

Les deux hommes ont discuté de développement durable, des changements climatiques et des étapes à suivre pour implanter l'accord de Paris.

Ban ki-Moon a demandé l'appui du Canada au plan d'action pour prévenir l'extrémisme violent. Il a aussi applaudi le Canada pour avoir reçu, dans une période déterminée, 25 000 réfugiés syriens.

Par ailleurs, toujours à l'ONU, le premier ministre s'est exprimé au sujet de l'égalité homme-femme devant une audience manifestement gagnée d'avance.

Il a dit qu'il était important d'encourager les congés parentaux et même de cibler des congés réservés aux pères. Selon lui, il faut aller plus loin que de mettre en place un congé parental qui peut être divisé entre les deux parents.

En janvier, le gouvernement a nommé un nouvel ambassadeur aux Nations Unies, l'avocat Marc-André Blanchard, qui entrera en fonction en avril. Celui qui a été président du Parti libéral du Québec pendant huit ans a reçu pour mandat de revitaliser la contribution du Canada dans les forums multinationaux.

Justin Trudeau récompensé

Catalyst, une organisation qui milite pour la place des femmes dans les milieux de travail va récompenser le premier ministre mercredi soir. Le groupe veut saluer le cabinet paritaire du gouvernement libéral. Une grande soirée est organisée en présence de 1500 convives, dont des chefs d'entreprises américaines.

Jeudi, M. Trudeau participera à une série de rencontres avec des gens d'affaires. Il veut rappeler que « c'est plus que jamais un moment propice pour l'investissement au Canada ».

Le premier ministre poursuit ainsi sa campagne de visibilité sur la scène internationale. Cependant, l'attention des médias américains pourrait bien être limitée en pleine saison des primaires.

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