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Trudeau accusé de jouer les trouble-fêtes au sommet de l'APEC

La réunion entre les dirigeants des 11 pays du Partenariat transpacifique a été annulée vendredi après une longue rencontre entre Justin Trudeau et son homologue japonais. La raison? Le premier ministre Justin Trudeau ne s'y est pas présenté.

Un texte de Philippe-Vincent Foisy

La rencontre bilatérale entre le premier ministre Trudeau et Shinzo Abe a duré plus de cinquante minutes, beaucoup plus longtemps que prévu.

Les dirigeants des neuf autres pays du Partenariat transpacifique (PTP) les attendaient pour la réunion qui devait leur permettre d’évaluer les différentes options pour la suite des négociations. C’est finalement le premier ministre japonais Shinzo Abe qui est venu leur annoncer que la rencontre n’allait pas avoir lieu, selon divers médias.

Le Japon avait déjà annoncé jeudi que les 11 étaient parvenus à un accord de principe. Shinzo Abe a affirmé de nouveau vendredi que les ministres du Commerce s’étaient entendus, mais que le Canada « a dit aujourd’hui qu’il n’est pas prêt à annoncer qu’il y a une entente ».

« Tous les autres dirigeants sont prêts, quant à eux, à confirmer qu’il y a un accord sur le plan ministériel », a-t-il ajouté.

La première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, a elle aussi blâmé Ottawa, affirmant au New Zealand Herald que la rencontre a été annulée parce que le Canada ne s’est pas présenté à la réunion.

Le gouvernement du Canada dit de son côté que les négociations ministérielles se poursuivent. Toutefois, aucune date pour tenir une nouvelle réunion n’a été communiquée.

La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a défendu la position de son gouvernement. Elle a expliqué que le Canada n’est pas le seul pays à vouloir prendre le temps de négocier. Selon elle, « quelques » pays ont soulevé des points qu’ils aimeraient modifier. Elle s’est toutefois gardée de les nommer et de spécifier quels sont les points en litige.

« Ce sont des négociations très complexes, a-t-elle indiqué. Nous croyons que c’est important d’avoir un bon accord, pas n’importe lequel. Pour cette raison, c’est important de travailler pour un accord qui sera un bon accord. »

En raison du retrait des États-Unis plus tôt cette année, certains pays parmi les 11 souhaitent apporter certaines modifications à l'accord. Le Canada, par exemple, veut revoir certaines dispositions en matière d’agriculture, de pièces automobiles et de propriété intellectuelle. Le gouvernement se fait toutefois avare de détails.

Rencontre avec Aung San Suu Kyi

Le premier ministre a aussi rencontré la dirigeante du Myanmar Aung San Suu Kyi.

Selon un compte rendu fourni par le bureau du premier ministre, Justin Trudeau « a souligné que le Canada est disposé à s’engager de façon soutenue concernant cette situation ».

Le Myanmar est accusé de crimes contre l'humanité par plusieurs pays et des organisations non gouvernementales. Des centaines de milliers de Rohingyas, la minorité musulmane du pays, ont fui les persécutions de la majorité bouddhiste, ce qui a provoqué une grave crise humanitaire.

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