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Trudeau accuse ses adversaires de miser sur des distractions

Le chef du Parti libéral du Canada ne veut pas déroger de son message sur la croissance économique et l'aide à la classe moyenne, et estime que ses adversaires veulent cacher les failles de leur programme en tentant d'amener le débat ailleurs.

C'est ce que Justin Trudeau avait à dire, jeudi, lors d'un point de presse à Pointe-Claire où des journalistes l'interrogeaient au sujet de sa préparation en vue du dernier débat des chefs, vendredi soir. Le chef libéral accuse ses adversaires néo-démocrate et conservateur de « faire de la politique d'attaques personnelles, de division, de peur », une référence à certains échanges entendus lors de récents débats ou encore à la controverse entourant le port du niqab lors de la prestation du serment de citoyenneté.

« Les gens en rient, mais je parle toujours de notre plan pour investir, pour bâtir, pour donner de l'aide maintenant pour les Canadiens [...] en disant non, on n'a pas besoin d'équilibrer le budget tout de suite, on va investir massivement maintenant dans la croissance dont le Canada a besoin après 10 ans de Stephen Harper », a déclaré M. Trudeau, rappelant son intention, s'il est élu, de présenter des déficits frôlant les 10 milliards de dollars pour les deux premières années d'un mandat libéral, un autre déficit de plus de 5 milliards la troisième année, avant un retour à l'équilibre budgétaire en 2019-2020.

Le chef libéral estime pouvoir convaincre les Québécois qui écouteront le débat de vendredi, malgré des sondages qui donnent toujours une longueur d'avance au NPD de Thomas Mulcair dans la province. « Je sais que les Québécois sont fatigués après 10 ans de l'approche inefficace de M. Harper et espèrent de nouveau s'impliquer au sein du gouvernement du Canada, dans un gouvernement qui reflète leurs valeurs, leurs espoirs et leurs priorités », a répondu M. Trudeau à une question posée en anglais.

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