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Trudeau estime avoir amélioré le sort de la classe moyenne au Canada

Justin Trudeau estime avoir fait faire des progrès à la classe moyenne du pays durant les sept mois d'existence de son gouvernement et c'est ce qu'il a mis en valeur, mercredi, lors de son bilan de session. 

Le premier ministre considère avoir tenu trois promesses significatives pour les Canadiens, la première étant de réduire les impôts des familles de la classe moyenne. Dès ses premières semaines au pouvoir, a-t-il mentionné, son gouvernement a légiféré dans le but de réduire les impôts de la classe moyenne, tout en augmentant ceux des Canadiens les plus nantis.

Ainsi, affirme Justin Trudeau, « près de 9 millions de Canadiens ont plus d'argent dans leurs poches ».

En deuxième lieu, le premier ministre libéral se félicite d'avoir instauré un système d'allocations pour enfants grâce auquel neuf familles canadiennes sur dix recevront, dans les mois à venir, un chèque non imposable et plus généreux que ce qu'elles recevaient auparavant. 

En troisième lieu, Justin Trudeau souligne le renforcement du Régime de pensions du Canada. Étant donné que moins de quatre Canadiens sur dix ont accès au régime de retraite d'un employeur, les améliorations au RPC constituent « un grand pas en avant », de dire le premier ministre canadien.

« Voilà pourquoi l'entente conclue avec les provinces et les territoires est si importante, a déclaré Justin Trudeau. Il s'agit d'un grand pas pour maintenir, à long terme, le Régime de pensions du Canada afin qu'il continue de procurer aux générations à venir une sécurité du revenu convenable. »

Non sans peine, le gouvernement libéral a établi durant cette dernière session un cadre légal pour l'aide à mourir. Une « grande étape », selon Justin Trudeau, qui a reconnu la difficulté d'atteindre l'équilibre entre l'impératif de respecter les droits et les libertés des Canadiens tout en protégeant les personnes les plus vulnérables. Selon le premier ministre, les expériences qui seront vécues dans les années à venir vont soulever des questions, mais il dit avoir bon espoir que le pays trouvera, au fur et à mesure, des réponses appropriées. 

Pas d'entente en vue sur le bois d'oeuvre

S'il y a une chose que le premier ministre affirme avoir déclarée à ses ministres dès le départ, c'est qu'il était inutile de tenter de tout accomplir dans leurs premiers mois au pouvoir.

De fait, certains dossiers n'ont pas avancé, comme celui portant sur les négociations destinées à conclure un nouvel accord canado-américain sur le bois d'oeuvre. 

Cet enjeu « extrêmement difficile » est depuis longtemps « un grand défi pour le gouvernement canadien », a dit M. Trudeau. Le gouvernement y travaille « de façon très attentive », mais il n'y a « pas d'annonce positive à faire encore », a-t-il affirmé.

Bombardier et Air Canada

Relativement à l'aide qu'Ottawa pourrait décider d'accorder à l'avionneur montréalais Bombardier, Justin Trudeau a dit continuer à « être engagé » auprès de l'entreprise.

Le premier ministre dit croire profondément en l'industrie aéronautique, pas seulement au Québec, mais dans l'ensemble du Canada. Cela représente de bons emplois et une source de prospérité, selon lui. « Mais c'est important de faire les bons choix à long terme dans ce secteur », a-t-il conclu. 

Par ailleurs mardi, devant un comité sénatorial, des représentants d'Air Canada ont évoqué la possibilité de ne pas acheter d'appareils C Series de Bombardier si Ottawa n'adoptait pas tel quel le projet de loi C-10. Cette loi éventuelle assouplirait les conditions imposées à Air Canada pour l'entretien de ses appareils. Questionné à savoir si cette prise de position de la part de l'entreprise était adéquate, M. Trudeau a rétorqué qu'il s'agissait d'une question pour Air Canada. Il a ensuite rappelé son engagement à créer des emplois en aéronautique.

L'épineuse question russe

Sur la scène internationale, le premier ministre du Canada se dit déterminé à « se réengager prudemment » auprès de gens avec lesquels le Canada a des contentieux. Parmi eux, la Russie et son président, Vladimir Poutine, que Justin Trudeau verra au sommet de l'OTAN les 8 et 9 juillet à Varsovie.

Là-dessus, le premier ministre n'entend pas déroger à sa position selon laquelle les actions de Moscou en Ukraine sont « irresponsables et illégitimes ». M. Trudeau affirme l'avoir clairement signifié à M. Poutine lors du sommet du G-20 et cette position n'a pas changé, a-t-il tranché.

Mais avant le sommet de l'OTAN, Justin Trudeau sera l'hôte, la semaine prochaine, du président mexicain Enrique Pena Nieto. Le président américain Barack Obama se joindra ensuite à eux pour le sommet dit des « trois amigos ». Relativement à sa rencontre avec le président mexicain, Justin Trudeau affirme vouloir régler quelques-uns des enjeux qui ont persisté trop longtemps entre les deux pays, selon lui, comme la question des visas imposés aux Mexicains en visite au Canada.

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