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Trudeau évoque les droits de la personne au Myanmar avec Aung San Suu Kyi

Le premier ministre Justin Trudeau a profité de la visite d'Aung San Suu Kyi à Ottawa mercredi pour l'« encourager » à intensifier ses efforts pour protéger les droits de la personne dans son pays.

« Je suis heureuse d'être ici en particulier pour étudier le fédéralisme canadien, parce que c'est ce vers quoi nous essayons d'aller », lui a répondu la dirigeante birmane et Prix Nobel de la paix, qui souhaite faire de son pays un État fédéral.

Justin Trudeau n’a pas semblé juger cet objectif prioritaire et a plutôt mis de l’avant les droits de la personne. En particulier ceux des femmes, des jeunes et des minorités ethniques et religieuses, notamment le peuple rohingya, la minorité musulmane la plus persécutée du monde, selon l'ONU.L’organisation internationale Human Rights Watch et des réfugiés birmans au Canada souhaitent d’ailleurs que Justin Trudeau incite Aung San Suu Kyi à permettre la mise en branle d'une enquête indépendante sur les cas allégués de violation de droits de la personne à l'égard de cette minorité musulmane dans l'État de Rakhine, dans l'ouest du Myanmar. Jusqu’à présent, le gouvernement birman a toujours rejeté cette demande.

Le bureau du premier ministre soutient que M. Trudeau a abordé la question d'une enquête indépendante au cours de leur rencontre, mais sans entrer dans les détails.

Contribution du CanadaAprès la rencontre, M. Trudeau a annoncé l’octroi de 8,8 millions de dollars pour de l’aide humanitaire et l’avancement de la paix et de la stabilité au Myanmar.« Les liens qui unissent le Canada et le Myanmar se resserrent chaque jour, et nous sommes déterminés à soutenir ce pays, tandis que son peuple chemine vers une paix et une stabilité véritables », a déclaré Justin Trudeau.

« Nous avons du chemin à faire avant de devenir un État fonctionnel, démocratique et fédéral comme le vôtre, mais je suis certaine que nous y arriverons », a dit Mme Suu Kyi à M. Trudeau.

Arrivée au pouvoir à la fin du mois de mars 2016 après des élections historiques, l'ancienne dissidente Aung San Suu Kyi a promis de faire du processus de paix sa grande priorité.Depuis son indépendance en 1948, le Myanmar est confronté à des soulèvements de groupes qui réclament plus d'autonomie. Plus de 130 ethnies différentes y vivent.

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