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Trudeau promet à Couillard « un vrai partenariat » fédéral-provincial

Le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, s'engage à négocier une nouvelle entente à long terme sur le financement des soins de santé avec les provinces s'il remporte les élections du 19 octobre. Dans une lettre adressée au premier ministre du Québec, Philippe Couillard, il promet en outre « un vrai partenariat » entre Ottawa et les gouvernements provinciaux.

M. Trudeau est le premier chef à répondre à la lettre envoyée la semaine dernière par Philippe Couillard, dans laquelle le premier ministre demande un engagement clair des chefs sur un certain nombre de dossiers, dont le transfert en matière de santé, la péréquation et le pouvoir fédéral de dépenser.

Conscient des « défis que représentent la hausse des coûts de santé et le vieillissement de la population pour les gouvernements provinciaux », le PLC « convoquera une rencontre fédérale-provinciale afin de convenir d'une entente à long terme sur le financement des soins de santé », écrit M. Trudeau dans sa lettre de quatre pages, dont Radio-Canada a obtenu copie samedi matin.

Dans sa missive, Justin Trudeau s'engage aussi à tenir une rencontre annuelle avec les premiers ministres des provinces s'il est élu. « Les défis auxquels nous faisons face ne peuvent être résolus uniquement à partir d'Ottawa », fait-il valoir, ajoutant que ces défis « exigent un vrai partenariat entre le gouvernement fédéral et les provinces ».

Climat, infrastructures et péréquation

Le chef libéral promet en outre de revoir les modalités de la péréquation, mais seulement si les finances d'Ottawa le permettent. « Il nous faudra tenir compte du cadre fiscal que nous lèguera le gouvernement actuel », prévient-il.

En ce qui concerne les changements climatiques, M. Trudeau réitère sa promesse d'inviter les premiers ministres des provinces à l'accompagner à la Conférence de Paris, en décembre, et d'organiser une réunion avec ceux-ci dans les 90 jours suivant la conférence, « dans le but d'élaborer un cadre d'action pour réduire les émissions de carbone au Canada ».

« Rétablir le financement [de Radio-Canada] » et « protéger la gestion de l'offre » figurent également parmi les intentions du leader libéral, tout comme l'instauration d'un processus de nomination des juges à la Cour suprême « plus transparent », « plus respectueux des provinces » et qui garantira que les candidats retenus « puissent travailler dans les deux langues officielles ».

Des sujets passés sous silence

Justin Trudeau omet cependant de dire dans sa lettre si un gouvernement libéral irait de l'avant avec le projet de péage sur le futur pont Champlain, se contentant d'écrire qu'il s'est déjà engagé à « effectuer des investissements substantiels en infrastructures ». « Je prends bonne note de vos commentaires en ce qui a trait à l'allocation des fonds », ajoute-t-il.

Son adversaire du NPD Thomas Mulcair lui reproche en outre une omission équivoque concernant le droit de retrait avec pleine compensation des provinces. Contrairement au PLC, un gouvernement néo-démocrate accepterait que le Québec se retire « sans condition » des programmes fédéraux, a-t-il affirmé samedi, soulignant que les deux mots en question ne figurent pas dans la lettre libérale.

M. Mulcair s'est engagé à répondre aux demandes du premier ministre Couillard d'ici la fin de la campagne électorale.

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