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Trudeau refuse de rouvrir la Constitution comme le réclament les Autochtones

Le premier ministre canadien Justin Trudeau n'entend pas modifier la Constitution afin que les peuples autochtones participent pleinement aux rencontres entre le fédéral et les provinces, tel que l'a réclamé la semaine dernière le chef de l'Assemblée des Premières Nations Perry Bellegarde.

« Les rencontres de premiers ministres doivent continuer avec le premier ministre du Canada et ses 13 homologues » des provinces et des territoires, a-t-il indiqué lundi midi, lors d’une conférence de presse convoquée pour faire le bilan de la session parlementaire.

Au terme de la rencontre des premiers ministres tenue la semaine dernière, M. Bellegarde a publiquement demandé à ce que les premiers ministres se réunissent prochainement pour discuter de possibles modifications à l’article 35 de la loi fondamentale du pays.

Cet article confirme les droits des peuples autochtones, mais sans les reconnaître spécifiquement comme un ordre de gouvernement. Cela explique pourquoi M. Bellegarde a pu rencontrer le vice-président américain Joe Biden en matinée, mais qu'il a été exclu des discussions sur le climat tenues en après-midi.

M. Trudeau a indiqué lundi « que les voix et les perspectives autochtones sont essentielles pour trouver les bonnes réponses » à une foule de questions, et qu’il est essentiel d’établir avec eux des relations empreintes de respect, d’ouverture et d’écoute, dans le respect de leurs droits.

Il a cependant indiqué qu’il était « très content » de l’équilibre qui a régné lors de la rencontre vendredi dernier. Les Autochtones, affirme le premier ministre, ont été présents pour une partie des discussions et ont été impliqués dans les prises de décisions.

Il est néanmoins hors de question de rouvrir la Constitution d’une manière ou d’une autre, a-t-il insisté, en faisant valoir qu’il voulait se concentrer sur ce qu’il peut faire pour améliorer le sort de la classe moyenne et pour protéger l’environnement.

C’est des choses qui prennent énormément d’énergie et d’attention. On est concentré là-dessus et pas sur des chicanes constitutionnelles.

Justin Trudeau

M. Trudeau a néanmoins réitéré sa volonté de revoir les lois fédérales et les cadres juridiques qui régissent la vie des peuples autochtones du pays, afin d’éliminer différents obstacles, d'améliorer l'enseignement et les soins de santé qu'ils reçoivent, et de parvenir ultimement à la réconciliation qu’il appelle de ses vœux.

De manière plus générale, M. Trudeau s'est félicité de l'entente de libre-échange conclue avec l'Union européenne, d'avoir présenté des plans pour la tarification du carbone et la protection des océans et d'avoir transmis un message « d'optimisme et d'ouverture » lors de ses différents voyages à l'étranger.

Il a aussi souligné des progrès faits par son gouvernement dans le dossier des oléoducs et les gazoducs et s'est félicité de la réouverture de centres pour les anciens combattants.

S'il a dit regretter l'exécution des otages Robert Hall et John Ridsdel par le groupe philippin Abu Sayyaf, il a néanmoins défendu son refus de payer des rançons pour libérer de tels otages, puisque cela mettrait en danger la vie d'autres Canadiens vivant à l'étranger.

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