Le premier ministre Justin Trudeau a réitéré son appui au projet d'oléoducs Keystone XL, relancé par l'administration Trump.

En point de presse pour souligner la fin de la retraite de son Cabinet à Calgary, le premier ministre a fait savoir que ce sujet a été évoqué lors des deux discussions qu’il a eues jusqu’à présent avec le nouveau président américain.

M. Trudeau a indiqué qu’il appartenait maintenant à TransCanada et au gouvernement américain de discuter des modalités de mise en œuvre du projet de 8 milliards de dollars, qui vise à transporter le pétrole des sables bitumineux albertains jusqu'au Nebraska. Il devrait aussi rejoindre d'autres oléoducs alimentant des raffineries dans le golfe du Mexique et en Illinois.

J'ai souligné [à Donald Trump] que oui, je suis en faveur de ce projet, qui va amener de bons emplois pour les Albertains, de la croissance économique. […] L'Alberta a mis une limite absolue aux émissions de gaz à effet de serre qui va nous permettre de remplir nos responsabilités pour la lutte contre les changements climatiques.

Justin Trudeau

Justin Trudeau estime qu' « on ne peut pas séparer l'économie et l'environnement au XXIe siècle. Les gens savent que nous devons bâtir de bons emplois et créer de la croissance économique tout en protégeant l'environnement, et c'est exactement ce que nous sommes en train de faire ».

M. Trudeau s’est en revanche gardé de se prononcer sur le controversé projet d’Énergie Est, disant vouloir laisser le processus actuel suivre son cours, sans interférence pour privilégier un projet en particulier, « comme l’ex-gouvernement l’a fait ».

Par ailleurs, le premier ministre ne s’est pas montré préoccupé par le discours protectionniste de l’administration Trump.

Rappelant « l’interdépendance unique » entre les économies canadienne et américaine, il a toutefois mis en garde contre l’introduction de « nouveaux coûts aux frontières », qui « seront mauvais » pour les deux pays.

Pour ce qui est de la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), Justin Trudeau n'a pas fourni d'échéancier ou de détails sur les points qui feront l'objet de tractations.

Il a aussi fait savoir qu'aucune date n'a été fixée encore pour sa première rencontre avec le président Trump. Ce dernier doit recevoir le 31 janvier le président mexicain Enrique Pena Nieto à la Maison-Blanche.

Concernant le retrait des États-Unis du Partenariat transpacifique, le chef libéral dit être prêt à négocier d'autres accords bilatéraux avec « les pays émergents asiatiques », dont le Japon et la Chine. Il a souligné que son gouvernement est « occupé sur plusieurs fronts commerciaux à la fois ».

Rétropédalage sur les sables bitumineux

Après avoir évoqué l’élimination progressive des sables bitumineux, le premier ministre a tenté de rassurer les Albertains, ses propos ayant suscité l’inquiétude dans la province.

« Je me suis mal exprimé », s’est-il justifié. Il a souligné l’importance des emplois générés par l’industrie des sables bitumineux pour les familles albertaines et pour l’économie canadienne.

M. Trudeau avait déclaré récemment en Ontario que « nous ne pouvons pas fermer les sables bitumineux demain. Nous devons les éliminer progressivement. Nous devons gérer la transition de notre dépendance aux combustibles fossiles ».

L’idée, a-t-il précisé, est de sortir de la dépendance aux énergies fossiles et d’avoir une gestion responsable de la transition, sans renoncer aux sables bitumineux qui vont demeurer encore, selon lui, dans 100 ans pour alimenter, entre autres, le secteur de la pétrochimie.

Justin Trudeau dit fonder ses espoirs sur les nouvelles technologies d’exploitation pour atténuer les effets néfastes de cette industrie sur l’environnement.

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