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Trudeau vante les mérites de l'ALENA, alors que la date butoir informelle est arrivée

Justin Trudeau utilisera sa tribune à l'Economic Club de New York, jeudi, pour promouvoir l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), au moment où l'échéance du 17 mai, date butoir informelle pour conclure une entente cette année, est arrivée.

Un texte de Fannie Olivier, envoyée spéciale à New York

Alors que la Maison-Blanche souffle le chaud et le froid au sujet du sort de l'ALENA, le premier ministre canadien se tourne vers d'autres interlocuteurs pour en faire ses alliés.

Cette démarche s'inscrit dans la stratégie mise en place par le gouvernement Trudeau au début des négociations pour tenter de mobiliser l'opinion publique américaine en faveur de l'accord, et faire ainsi pression indirectement sur l'administration Trump.

« Justin Trudeau va insister sur l'importance de travailler ensemble sur l'ALENA, a indiqué une source gouvernementale. Il va évoquer le fait que de nombreux emplois aux États-Unis dépendent du commerce entre les deux pays. »

Pas moins de 680 000 emplois dans l’État de New York dépendent du commerce et de l’investissement avec le Canada, selon Ottawa.

Ces emplois pourraient être menacés, advenant un échec des négociations de l’ALENA.

La date du 17 mai, avancée par le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, pour qu'un accord puisse être adopté par le Congrès avant les élections de mi-mandat, est arrivée.

« Pour ce qui est des négociations, le travail continue », a indiqué la source gouvernementale, sans offrir plus de détails.

Lettre ouverte

Le premier ministre poursuit par ailleurs ses démarches pour attirer les investisseurs américains au Canada.

Il signe dans le quotidien Boston Globe une lettre ouverte, dans laquelle il vante sans réserve les atouts du pays.

« Le Canada est un endroit fantastique pour y vivre, y travailler et y investir. Nous sommes ouverts aux affaires et créons constamment plus d'occasions. Venez. Il n'y a jamais eu de meilleur moment de le faire », conclut-il dans sa lettre ouverte.

Le premier ministre a d'ailleurs rencontré plusieurs dirigeants d'entreprises américaines mercredi, comme ceux de PepsiCo, Honeywell et BlackRock pour leur livrer en personne ce message.

Son voyage de trois jours sur la côte est américaine a débuté avec un discours devant les étudiants de l'Université de New York, qui lui a offert un doctorat honorifique.

Devant un public conquis, il a dénoncé « le nationalisme agressif et les politiques identitaires qui sont devenus de plus en plus communs ».

Des qualificatifs qui ont trouvé une résonance particulière, alors que l'administration Trump continue de mettre de l'avant son programme « America First » (« les États-Unis d'abord »).

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