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Trudeau veut favoriser la réunification familiale

Le chef libéral Justin Trudeau était de passage à Brampton, en Ontario, vendredi, pour courtiser les communautés culturelles. Son parti a perdu de nombreux appuis dans cette région, aux dernières élections, au profit des conservateurs. S'il l'emporte le 19 octobre, M. Trudeau s'engage à réformer le système d'immigration canadien pour prioriser la réunification familiale.

Justin Trudeau promet notamment de doubler, à 10 000, le nombre annuel de demandes de réunification permises pour les parents et les grands-parents. Pour y arriver, il compte doubler le budget alloué au traitement des demandes de la catégorie familiale.

Il accuse Stephen Harper d'avoir changé les règles ces dernières années et d'avoir ainsi prolongé l'attente pour faire venir un parent ou un grand-parent au Canada à environ 4 ans, et plus pour certains pays, comme la Chine, l'Inde ou le Pakistan. « C'est inacceptable », a-t-il dit, ajoutant qu'il compte réduire les délais.

M. Trudeau veut aussi modifier les règles pour que les époux et épouses qui immigrent au Canada n'aient plus à attendre deux ans pour obtenir leur résidence permanente, mais qu'ils la reçoivent « immédiatement ». 

M. Trudeau affirme ainsi répondre aux besoins de la classe moyenne, comme l'ensemble de son programme.

« Nous savons que de pouvoir compter sur un membre de la famille pour aider dans l'équilibre travail-famille, dans des  moments difficiles, [c'est important]. De devoir être au travail tard, mais de devoir ramasser ses enfants à l'école, c'est une réalité pour bien trop de familles à travers le pays. En augmentant le nombre d'immigrants avec la réunification familiale, on va aider de façon significative non seulement ces communautés, mais aussi la croissance économique dans ces communautés », a-t-il dit.

Par ailleurs, Justin Trudeau a rappelé son engagement d'abroger la loi sur la citoyenneté « à deux niveaux », C-24, qui a été mise en place sous le gouvernement Harper.

La loi C-24 resserre les conditions d'admissibilité pour les demandeurs de citoyenneté et autorise désormais Ottawa à retirer la citoyenneté canadienne de ceux qui ont une double nationalité et qui sont accusés de terrorisme, d'espionnage ou de haute trahison.

« La loi C-24 institue deux catégories de citoyens : des citoyens qui sont ici depuis des générations et ceux nouvellement arrivés ou qui ont des parents nés dans d'autres pays. Ça va contre les valeurs qui ont rendu le Canada fort non pas en dépit de ses différences, mais en raison de ses différences », croit le chef libéral. 

Il ne nie pas que les gens qui commettent des crimes doivent être jugés et subir les conséquences, mais il rejette l'« idée d'avoir des conséquences différentes pour deux Canadiens qui commettent le même crime en fonction du lieu de naissance de leur père et mère ».

« Les conservateurs sont encore en train de miser sur la peur et la division. Un Canadien, c'est un Canadien, c'est un Canadien, c'est un Canadien », dit M. Trudeau.

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